Souhaitez-vous aller en Islande et pourquoi y aller ?Comme pour beaucoup de choses dans la vie, avoir un à priori
négatif sur quelque chose fera qu’en ayant envie d’avoir raison, vous vous
forcerez à dénigrer la chose et donc à ne pas l’apprécier.
Malgré toutes les beautés et charmes de l’Islande, il ne
sert à rien d’y aller si vous partez dans une optique plus contraignante que
celle du plaisir, de votre satisfaction personnelle.
Posez-vous des questions sur votre sens de l’aventure et de
la découverte, que recherchez-vous ? Si vous souhaitez découvrir de
somptueux
paysages, d’immenses étendues inhabitées et non-anthropisées alors je
vous suggère grandement de faire un tour sous le 66°Nord. Au contraire,
si vous êtes passionné d’architecture, que vous kiffez déambuler dans
la ville,
regarder les bâtiments, les vitrines, les gens et la foule, l’animation… alors
passez votre chemin (les 2 points de vue ne sont pas incompatibles, j’en suis
une preuve).
Bref, pourquoi l’Islande ? Et bien, c’est un pays très
naturel dans lequel il est agréable de se ressourcer et d’oublier le stress de
la vie dans notre société. De beaux paysages vierges, des couleurs à faire se
casser la gueule aux nombreux et magnifiques arcs-en-ciel que j’ai croisé… La
sensation d’être en Terra Incognita mais en même temps en sûreté, la
multiplicité des paysages plus magnifiques les uns que les autres, cette
plénitude au milieu de nulle part, c’est assez jouissif. Mes mots ne suffisent
pas à exprimer le plaisir que j’ai eu à faire ce voyage.
Comment aller en Islande et préparer son voyage ?Première chose : choisir ses compagnons d’aventure.On peut avoir plusieurs aspects de la découverte de
l’Islande, seul, en famille, entre amis, entre inconnus d’un groupe de voyage.
Pour ma part je recommande les amis à défaut de la famille.
Être seul ne permet pas le partage des joies (et souffrances) d’un voyage, être
en trop grand groupe diminue l’effet « solitude/immensité » tout en
atténuant le plaisir d’avoir organisé soit même son voyage, sans compter sur le
fait qu’on trouve souvent des cons dans son groupe…
Seconde chose : Quand partir ?Vous êtes frileux ? Vous souhaitez traverser le pays
par l’intérieur ?
Situé aux hautes latitudes (Reykjavik est la capitale la
plus septentrionale de la planète) le climat est relativement frais en Islande.
Les bonnes périodes, permettant l’ouverture de la plupart
des routes, sont les mois d’été, de juin à septembre. A cette période de
l’année, on peut bénéficier d’une journée plus longue (oui, oui, en Juin le
Soleil ne se couchera pas, en Juillet il fera jour la nuit) et de températures
clémentes (5-10° la nuit et 10-25° en journée).
Rqe : les fourchettes de températures sont larges car
le climat est très variable, on pense aux altitudes mais aussi aux proximités
ou non avec les grands glaciers, la pluie peut arriver rapidement et dans
l’heure qui suit on peu retrouver un grand Soleil (parfois non), le Sud de
l’île est plus frais et venteux/nuageux que le Nord, peut-être légèrement plus
frais)…
La durée du voyage :C’est une constatation, deux semaines minimum sont à
prévoir. En 2 semaines on peut faire un tour rapide, voir de belles choses mais
pas trop s’attarder, ni tout voir. Pour ma part, les 2 semaines ont été
fabuleuses, j’étais content de rentrer, mais ça à été très speed pour voir un
maximum de choses (que j’aurais été déçu de rater), un planning bien chargé… et
je compte y retourner d’ici quelques années pour compléter les zones
« inexplorées ».
3 semaines me semblent une bonne durée, permettant de voir
plus de choses, de s’attarder à certains endroits pour profiter un peu…
Une semaine… laissez tomber, allez plutôt dans les Alpes ou
profitez en pour faire le ménage chez vous.
Comment partir et se déplacer en terre hostile :Y’a pas 36 solutions, l’avion ou le bateau. On peut venir en
bateau via les féroés depuis l’Angleterre, le Danemark et sûrement d’autres
endroits (pas la France).
Le bateau permet d’amener sa propre voiture… et de venir par voie des mers.
L’avion, bien plus rapide, il vous force à ne pas prendre
votre voiture dans le sac de voyage.
Au départ de la plupart des grandes capitales européennes,
Icelandair (
http://www.icelandair.fr/) vous propose d’atterrir à l’unique
aéroport international islandais, l’aéroport de Keflavik, au bout de la
« péninsule » de Reykjavik (à 30-45min en voiture). De petits vols
nationaux peuvent éventuellement vous transporter à l’autre bout du pays en un
battement d’aile.
En vous y prenant à temps (fevrier-mars pour un séjour en
juillet) et en achetant un billet non remboursable… l’aller-retour se fera en
300€ au départ de Paris-CDG (si c’est trop cher, voir les départs depuis
London-Heathrow mais compter un passage par Londres qui est une ville chère).
Il semblerait que prendre son billet « du jour au lendemain » permet
d’avoir un même ordre de prix.
Une fois sur place :
- A pied et en stop, si vous êtes peu nombreux et pas
surchargés de sacs (en gros 1 ou 2 avec 1 sac moyen avec vous) ça peut marcher…
Dans ce cas, faire attention sur le planning du trajet si on met plus de temps
que prévu pour aller au point de chute.
- A vélo, privilégier un parcours plus cours car il serait
très long de faire le tour de l’île, de plus, s’il est possible de monter à
vélo dans les bus/transports cela reviens relativement cher.
- Amener sa voiture (bateau) ou louer une voiture (avion).
Alors là, c’est cher, c’est d’autant plus cher qu’il faut payer l’essence. Les
voitures sont à voir, si les chemins restent praticables on se sentira plus en
sûreté dans un 4x4 (plus gros et plus consommateur donc plus cher) sauf si on
fait uniquement le tour EXTERIEUR de l’île. Il faut en plus de cela considérer
que les bas de caisse ne sont pas assurés (ça reviendrais cher aux assurances)
et savoir franchir des gués parfois assez difficiles et dangereux.
- Les bus… Très très chers, il faut l’avouer. Contraignants
car il faut penser aux horaires (bien souvent 1 seul bus dans la journée, ne
passent pas forcément tous les jours, plus lents, pas de grande liberté de
parcours et d’arrêts…). Mais, des formules « packs » existent,
toujours chères mais abordables par rapport aux billets simples et à la location d'un véhicule.
http://www.bsi.is/index_en.html Les avantages sont qu’on n’a pas à se soucier de la
conduite, des « photo-stop » sont possibles en demandant aux
chauffeurs, le bus vous emmènent parfois dans des coins où des choses sont à
voir et que vous auriez peut-être ratés ou galéré à trouver si vous y aviez été
par vous-même.
Se déplacer sur l’île reste relativement cher (j’y ai mis
200€ de forfait bus et encore l’euro était fort par rapport aux couronnes islandaises).
Rqe : des bus/navettes font la liaison entre l’aéroport
et la capitale. Les bus vous déposent au camping/hotel et peuvent venir vous y
chercher (du moins c’est le cas à Reykjavik, pensez-y)
Comment dormir et pour combien :Les points de chute : Vous trouverez
« relativement facilement » des campings, auberges de jeunesses,
refuges, guesthouses et parfois hôtels. Si vous avez du bagou, du charisme une
dose de folie et une maîtrise de l’anglais (ou de l’islandais) vous pourrez
toujours tenter dormir chez l’habitant sans que cela soit une guesthouse.
Attention aux prix. Les hôtels sont chers, les guesthouses
et les refuges aussi (compter ~25€pers/nuit en 2008). Les auberges de jeunesse…
je n’ai fait que celle de Reykjavik qui était dans le même ordre de prix (25€).
Dans le cas des refuges, pensez aux réservations ! (Contraignantes d’un
point de vue planning, car pas de remboursement en cas de retard ou désagrément
imprévu).
Si vous êtes un pauvre voyageur, je vous suggère les
campings. Assez, présents, en général équipés avec douches, chiottes et salle
dans laquelle on peut faire sa cuisine (attention aux « longues »
files d’attente). Le prix des campings est légèrement variable mais tournera vers
les 9€pers/nuit.
Attention : Ce qu’il faut savoir c’est que lescampings et refuges n’offrent pas forcément de prises pour charger vosbatteries d’appareil numérique ou de portable, et quand une prise est présenteelle est souvent payante (2-3€)!Sur les campings que j’ai fait, la propreté (douches) est en
général correcte et les emplacements convenables. Mais au Landmannalaugar le
camping est situé dans une plaine d’inondation très soumise au vent, à
l’humidité et chargée en caillasses (le camping moyennement cool ^^) !
Votre tente devra être étanche (on s’en doutais), résister
au vent (parfois ça peut quand même bouger même si nous n’avons pas eu à subir de tempête), et pour ceux qui feront du trek,
légère et petite (mais là si vous faites du trek j’ai pas de conseils à vous donner).
Rqe : les auberges de jeunesse, hôtels et refuges
peuvent avoir un site Internet, renseignez-vous.
Faire son sac :Avant toute chose, un mot sur
l’appareil photo. Ce qui m’a cruellement manqué sur le coup a été un appareil
photo PANORAMIQUE ! Raaaah, combien de fois ne l’ai-je regretté.
Voilou, tant que je suis sur l’appareil photo, comme
mentionné précédemment, pensez au maximum à prendre
plusieurs batteries
pour tous vos appareils à charger (photo, téléphone, mp3 ?)
Les affaires de logistique :
vos passeports, papiers de réservations (avion, auberges… si c’est le cas), des
cartes de l’Islande (pour indiquer les refuges, campings mais aussi les sources
chaudes, les cascades, et des cartes précises pour les parcours de randonnées).
Pensez à de l’argent liquide à changer à l’aéroport, le changer à la banque ou
payer en carte bleue vous fera avoir une commission souvent plus grosse.
Les affaires pratiques :
L’Islande est une île, les denrées sont chères alors si vous êtes des rapias
prêts à tout pour faire des économies, prenez des produits du terroir à partir
de la France
(saucisson, chocolat, gâteaux… à la limite des pâtes/riz/soupes/conserves… mais
ça peut encore passer, quoique). L’Islande à 2-3 sortes de supermarchés avec prix
moins chers, je ne me souviens plus des noms, un truc jaune avec un cochon et
un autre dont je ne me souviens plus du logo. Y’en a pas partout ! Pensez
aussi au sel/poivre et à des « couverts » pour manger vos petits
plats du dîner mais aussi peut-être des déjeuners si vous préparez une salade
dans un tupperware le soir pour le pique-nique du lendemain. Casseroles et
autres pour le cas où le camping ne possède pas de cuisine ou pour ne pas faire
la queue (je rappelle que la bouteille de gaz est interdite en avion même dans
la soute).
+ Gourdes, torchons, ouvre-boîte, (PQ et
lave-vaisselle ? souvent dispo sur place).
+Trousse de secours avec pansements anti-ampoules ^^,
mouchoirs…
+Des grands sacs poubelles peuvent être souhaitables pour
emballer vos sacs qui risqueraient prendre la flotte au passage de certains
gués (pour ça nous ne les avons pas utilisé) ou être humides le matin (si le
sac était collé contre la toile de tente ou resté dehors). On peut aussi les
utiliser pour mettre sous la tente et créer un écran « protecteur »
entre le sol humide et le fond de tente, plus facile à emballer/rouler/ranger
sèche qu’humide !
Le sac à proprement parler ainsi que ce que vous porterez, en plus de votre tente et tapis de sol, doit contenir :
Des chaussures de marche, les coulées basaltiques ne sont
pas toujours concassées pour vous faire un chemin de gravillons et les arrêtes
vous ferons poser seulement un bout de pied sur le sol. Donc, chaussures de
marches et semelles solides pour affronter la lave solidifiée (le basalte est
une roche magmatique primitive, c'est-à-dire qu’elle est peut cristallisée et
donc ne possèdent pas énormément de plans de fractures la fragilisant, c’est
donc une roche très solide (instant géologique ^^).
Je reviens à la tente, tant que j’y pense, un cadenas pour
laisser ses affaires quand on part en petite rando, pas indispensable mais ça
rassure. Un tapis de sol (petit pour ne pas s’encombrer quand on le trimballe.
Un sac de couchage, 5-10°C
de température limite devrai suffire, à la rigueur dormez avec une polaire ou
un truc du genre si vous êtes frileux (ou alors prenez un bain dans les sources
chaudes avant d’aller au lit).
Pour vos fringues. Pensez normal. Comme je l’ai déjà dit, le
temps est changeant. Il peut pleuvoir et faire Soleil rapidement. Lorsque vous
êtes au Soleil, le T-shirt est presque de rigueur. Au contraire, à l’ombre et
proche des glaciers il fait frais. En altitude et même ailleurs, il peut y
avoir du vent qui vous transpercera. Sans compter la pluie. Bref, je vous suggère
de privilégier la méthode « pelure d’oignon » qui vous permettra de
vous adapter rapidement au temps. Donc, des T-shirts, des (1-2) pulls/polaires
et une veste imperméable et coupe-vent. Des gants et un bandeau ou bonnet pour
les frileux des oreilles. Chaussettes, pensez à des bonnes chaussettes pour la
rando, histoire de ne pas avoir un truc tout fin qui vous détruira les pieds.
Des lunettes de Soleil/casquette sont souhaitables, des
crèmes solaires. Des tongs ou petites chaussures ou chaussons pour vous reposer
les pieds le soir. Un maillot de bain pour les sources chaudes (sauf si vous
voulez y aller à poil).
Le sac peut être un sac de voyage ou une valise peuvent
éventuellement faire l’affaire si vous êtes en voiture ou même en bus (qui vous
amène au camping) et que vous ne comptez pas vous déplacer à travers le pays à
vélo ou en marchant. Un gros sac de randonnée est bien entendu acceptable ^^.
Un petit sac vous sera utile pour les petites randonnées afin de transporter le
pique-nique et l’eau, les appareils photo, la trousse de secours, les impers ou
affaires à ôter ou mettre rapidement.
Si vous avez de la place, prenez des jeux de cartes ou
autres trucs du genre, un calepin pour noter vos observations/impressions… Car
le soir en Islande on se fait chier comme des rats morts.
Si vous comptez faire un voyage là-bas, n’hésitez pas à mele dire, on pourra en parler sur msn ou ici, d’autant plus que j’ai du oublierpas mal de trucs.Pour un ordre de prix vous devriez être sous les 800€ pour 2semaines (on peut même faire moins de 700€ si on fait que de la tente avecbouffe importée depuis la France ^^ et autres économies.)