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Lilly Elfe Assassin

Nombre de messages: 1070 Age: 21 Localisation: Jamais très loin Date d'inscription: 29/09/2006
 | Sujet: une ch'tite histoire Dim 4 Mar - 12:38 | |
| Ben voilà, je remercie déjà ceux qui auront le courage de la lire.... PROLOGUE Les Elfes sont une race ancestrale, et sûrement une des races originelles. Ils connaissent beaucoup des mystères entourant la magie créatrice aussi bien du monde initial que des neuf mondes qui en sont issus. Ils utilisent des techniques de combats antiques et méconnus des autres clans, pouvant même déconcerter certains des plus grands guerriers des autres tribus. Leurs arcs et flèches magiques peuvent, lors d’embuscades, être bien plus meurtriers que n’importe quelle arme. Ils sont aussi passés maîtres dans les arcanes, leur magie peu être aussi bien bénéfique, que destructrice. Cela reste cependant un peuple à tendance pacifique, préférant la forêt à l’agitation des champs de batailles. Leurs liens avec la Nature ont permis à certains de développer des dons de guérisseurs. Il existe aussi des Elfes corrompus, appelés Drows. Suite à de nombreux méfaits perpétrés contre leurs congénères et les autres races, leur âme s’est assombrit et ils ont peu à peu perdu la raison, s’attaquant à tout être vivant croisant leur chemin et se montrant d’une cruauté sans bornes. Ils restent cependant peu nombreux, mais qui sait si les situations difficiles et les drames ne les amèneront pas à se multiplier. Les Humains reste la race la plus nombreuse, ce qui peut être vu comme leur point fort lors des guerres. Loin de posséder la sagesse des Elfes ou la robustesse des Nains et des Gnomes, cela ne les empêchent pas de se lancer dans des combats effrénés. Leurs armes sont moins sophistiquées que certaines des autres clans, mais ils n’hésitent pas à utiliser leur ingéniosité pour les améliorer, bien que cela soit contrecarré par leur vanité et leur avidité. C’est sûrement le peuple le plus désuni de tous à cause de leur esprit amenant des nombreuses rivalités. Les Nains et les Gnomes sont des spécialistes du combat rapproché à la hache. À cause des nombreuses années d’esclavage qu’ils ont subi, leurs connaissances des armes de frappe sont incontestables. Bien que les Nains et les Gnomes soit pareil physiquement, se sont des cousins très éloignés, d’ailleurs n’allez jamais confondre un Nain avec un Gnome et vice vers ça, vous pourriez y laisser un membre, voire même la tête. La seule et unique différence entre eux est que les Gnomes sont imberbes. Bien qu’ils ne s’entendent pas du tout, ils ont tous la manie de transformer l’or en bière, ont une façon de marchander qui leur est unique (en plus d’être d’une avarice incroyable, ils ont développer la mauvaise habitude d’escroquer) et ils possèdent le même goût pour les combats. Les Orcs, tout chez eux inspire le meurtre, ce sont des assassins de souche, bestiaux, ils aiment le sang. Leurs armes sont primaires, étudiées, tout simplement pour faire le plus de dégâts possibles. Ce sont des brutes à l’état pur. Les Néreïdes, appelé chez les Humains «sirènes », sont des créatures se nourrissant principalement de poissons ou de petits animaux, mais il peut leur arriver de se laisser tenter par un humain ou deux qu’elles trouvent fort savoureux, enfin bref, tant que cela n’est pas trop vieux ou trop maigre, elles ne sont pas difficiles. Il leur arrive même de se laisser tenter par un Orc ou voire même un Nain, bien que ces derniers leur soit pénibles à digérer. Ce sont des créatures amphibies à l’apparence quelque peu repoussante (ainsi que l’odeur). Elles possèdent des cheveux tressés serrés à l’aide d’algues des marécages, une peau verdâtre, deux yeux ressemblant à des perles noires et pour finir une mâchoire comparable à celle d’un piranha (le tranchant est garanti !) Les mains et pieds palmés, leur permettent des déplacements accrus en milieu aquatique. C’est une race peu sociable et très craintive, ce qui explique une attitude constamment agressive. Les Alters, sont peu connu. Ce sont un ensemble de tribus ayant chacune un dieu animal. Ils ont le pouvoir de se transformer en la divinité qu’ils vénèrent. Ils sont difficiles à saisir car ils se confondent avec la faune de la forêt. Ils possèdent la magie des druides. Les animaux, leur obéissent. Les Félings sont également peu connus. On pourrait les apparenter à des chats mais ils se divisent en deux groupes aux caractéristiques singulières. Certains sont dotés de grandes ailes blanches et vivent dans une cité céleste, les autres peuvent se transformer en une bête pouvant être d’une férocité incroyable. Ils habitent pour la plupart dans la cité principale, semi-aquatique, car bien que l’entrée soit quelque part dans la forêt, la ville se trouve sous un plan d’eau. Les Insectoïdes, sont des créatures issues d’un croisement improbable entre des Humains et des insectes. Il y a longtemps avant la guerre, une nuée de milliers d’insectes déferla sur un village, on ne sait toujours pas pourquoi. Ils ne piquèrent que les femmes, qui tombèrent toutes enceintes. Ce qui se produisit dans ce village, resta un grand mystère. Neuf mois après, elles donnèrent naissances, à un ou deux êtres, semi-insectes, semi-humain. Les hommes, horrifiés, chassèrent les femmes du village mais ils ne se doutaient pas que cela entraînera leur perte. Peu à peu le village s’éteignit. Les femmes, elles construisirent un autre village pour élever leur horrible progéniture. Arrivés à maturité, les «enfants » dévorèrent leur mères et ils commencèrent à ériger une civilisation bâtie sur les cadavres. Ils possèdent les restes d’une apparence humaine, mais elle est recouverte par leurs caractéristiques d’insectes, tel qu’une fine carapace, une paire d’aile ou un corps longiligne. Au cours des âges, une hiérarchie s’est mise en place : Il y a tout d’abord les ouvriers, tel que les hommes-fourmi, les hommes-abeille et une certaine catégorie d’hommes-araignée. Puis les soldats, on peut trouver les hommes-guêpe, une autre variété plus offensive d’hommes-araignée, des hommes-lombic et des hommes-scorpion que l’on peut considérer comme les gardes royaux. Pour finir, il y a la haute hiérarchie avec les hommes-papillon, les hommes-libellule et les hommes-mouche qui ont une activité plutôt réduite à part régner avec tyrannie. Il existe bien autres types d’Insectoïdes et de métissés existent (ça serait vraiment fastidieux de les énuméré et finalement totalement inutile ) et ils essayent de survivre dans cette civilisation implacable où le faible et le fainéant n’a pas sa place à part dans l’assiette des autres. Car, je finirai avec le fait que les Insectoïdes ont d’habitude de se manger entre eux (NDA : beuark !) Les Licornes, ce sont des créatures merveilleuses, pures, innocentes et d’une intelligence remarquable. Elles vivent en communautés et se cachent des autres peuples. Il existe deux races, les Licornes blanches qui sont sûrement les plus répandues, leur sang est réputé pour donner immortalité à quiconque le boit en contrepartie de la perte irrémédiable de l’âme du buveur. La corne coupée d’une Licorne blanche appelle les ténèbres et pour finir la crinière n’est pas seulement très belle au clair de Lune (magnifiques reflets argentés), c’est aussi un puissant talisman contre les esprits maléfiques. Elles vivent généralement dans des forêts épaisses, à l’abri des regards. Et les Licornes noires, elles, sont beaucoup moins farouches, c’est pour cela que l’on en trouve peu. Des chasseurs sans scrupules, les capturent à bon prix. Elles sont les seules à se laisser monter, elles ont aussi des pouvoirs méconnus, certains on-dit, parle que leurs larmes pourraient soigner n’importe quelle maladie. Elles vivent dans «le Désert de Roche » du 8ème monde. Les Dragons, sont des êtres millénaires ayant assistés à la création du monde initial. Ils possèdent des connaissances infinies et une grande sagesse. Il est pratiquement impossible de les convaincre de partager leur savoir car ils considèrent les autres races comme immatures. Les Dragons se cachent de tous, mais plus particulièrement des Humains suite la guerre des 9 Clans, car ils avaient entrepris de les chasser comme trophées, beaucoup de ces puits de sciences furent exterminés. Ce sont de gigantesques lézards, coiffés pour la plupart d’une couronne de cornes, d’épines tout le long de la colonne vertébrale et sur la queue. Ils possèdent aussi des griffes et des ergots acérés sur chacune de leurs pattes, ainsi que de grandes ailes en cartilage mou également munies d’épines. Leurs écailles sont plus dures que n’importe quel métal et prennent des couleurs diverses, allant du rouge flamboyant au noir profond, en passant par le bleu, le vert ou bien le brun. Ils disposent d’un puissant souffle incinérateur, qu’ils durent malgré eux utiliser, ce sont avant tout des créatures pacifiques qui aiment les endroits calmes où ils peuvent observer la voûte étoilée. Les Arenas constituent un peuple du désert. Ce sont les plus proches des Humains malgré leurs cheveux blancs, leur peau mate et leurs grands yeux d’un bleu très pâle. Ils portent des combinaisons de cuir et, par-dessus, des robes noires et de larges écharpes qui les protègent des tempêtes de sable, des orages magnétiques qui font rage dans le désert meurtrier qu’ils habitent. Ils sont pacifiques et vivaient en nomades jusqu’à ce qu’ils soient envoyés dans l’un des neuf Mondes. Ils sont dirigés par un Oracle immortel. Ils étaient autrefois des assassins aguerris, passés maîtres dans l’art de la discrétion, réputés pour leur maîtrise de soi. NDA : Lors de l’histoire, vous rencontrerez des créatures autres que les races présentées ci-dessus, tout simplement car se sont des incarnations (des représentations terrestres) des différents éléments, comme les Succubes, les Ondines ou les Sylphes. Lors de l’histoire, vous rencontrerez aussi ce signe étrange « », il représente un mot chartié quelconque. Ne possédant pas une grande expérience de ce genre de langage et ne voulant pas heurter la sensibilité des plus jeunes qui s’apprêtent à me lire, je vous laisse gré d’imaginer l’expression qui semble convenir le mieux. Merci, et bonne lecture. _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
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|  | | Lilly Elfe Assassin

Nombre de messages: 1070 Age: 21 Localisation: Jamais très loin Date d'inscription: 29/09/2006
 | Sujet: Re: une ch'tite histoire Dim 4 Mar - 12:39 | |
| I - La Guerre des neuf Clans Il y a de cela fort longtemps, la guerre faisait rage. Neuf clans se battaient. Les Elfes, les Humains, les Nains et les Gnomes, les Orcs, les Alters, les Félings, les Insectoïdes, les Licornes et les Dragons, puis les Arenas. Les Licornes et les Dragons étaient chassés par les Humains. Les autres se battaient pour de sombres raisons. Tous les jours, il y avait des milliers de morts et les leaders des clans, ne pouvant prendre des décisions pour stopper tous ces massacres, ils s’entêtaient dans cette guerre absurde. Les Licornes noires risquaient de disparaître, ainsi que les Dragons. Pourtant, un vieil officier rallia peu à peu une grande partie des armées humaines, puis il réussit à renverser les dirigeants, ce qui l’amena au pouvoir. Cet homme s’appelait Val el Kazar, il avait passé de longues années dans les troupes d’élites de l’armée humaine, il connaissait la plupart des tactiques conduisants à la victoire. Après nombreuses batailles, les tribus furent vaincues une à une, plus ou moins difficilement. Il imposa son pouvoir à tous les clans, mais l’animosité entre les peuples ne s’affaiblissait pas. Tout d’abord, il ouvrit un passage qui s’appelait La Porte Des Ames afin d’y exécuter tous les ennemis troublant cet ordre nouveau. Ce couloir de la mort menait au Néant où les esprits des coupables étaient condamnés aux souffrances éternelles. Des milliers d’hommes et de femmes, voire même d’enfants, moururent, des familles entières furent jetées par la Porte avant que plus personne ne conteste sa domination des neuf Clans. Mais l’agressivité et les querelles entre les tribus continuaient encore et toujours, Val el Kazar ouvrit alors des passages sur huit autres Mondes pour y envoyer huit des neuf Clans. Il avait comprit que si il voulait la paix sur ses contrées, il lui fallait les séparer car ils étaient incapables de vivre ensemble. Il appliqua donc la vieille stratégie de « diviser pour mieux régner »… Le premier des Neuf fut celui des Elfes. C’était une terre fertile avec de grandes étendues boisées. A l’aide des arcanes, des villages entiers furent construits pour eux ainsi que pour les autres Clans. Les tribus en furent reconnaissantes. Le deuxième était le monde originel, celui des Humains, de grandes étendues d’herbe verte et grasse, idéal pour l’agriculture. Le troisième, le Monde des Nains et des Gnomes, était riche en divers minéraux, c’était une terre chaotique remplie de volcans et dépourvu de verdure ( NDA : Les Nains et les Gnomes haïssent le moindre petit brin d’herbe). Ils demandèrent à Val el Kazar, des forges, des ateliers et des mines d’exploitations, le souverain accepta et s’exécuta. Le quatrième fut celui des Orcs et des Néréïdes, il se composait de montagnes abruptes et de kilomètres de marécages. Les Néréïdes, bienqu’elle ne furent pas impliquées directement dans la guerre, elles n’avaient plus leur place dans le Monde originel qui était devenu exclusivement celui des Humains. Il leur fallait partir et Val el Kazar ne voyait pas de Monde plus approprié que celui des Orcs. Mais ceux-ci, n’étaient pas vraiment très heureux de la mesure prise par le monarque humain et lui dirent en guise de menace, que une fois là-bas, ils les égorgeraient toutes. Il ne les écouta pas. Le cinquième, celui des Alters, était tout comme celui des Elfes, composé d’étendues boisées abondant d’animaux. Dans le sixième Monde fut construit deux Cités, l’une, sous un plan d’eau et l’entrée dans la forêt et l’autre, dans les nuages. Le septième, composé d’une forêt gigantesque d’arbres de plus de50 mètres était destiné aux Insectoïdes. Des cocons grands, suspendus aux branches, pouvaient contenir une dizaine d’individus chacun. Cela formait une communauté de plusieurs milliers de citoyens. Le huitième fut celui des Licornes et des Dragons. Ces races mythiques cohabitèrent dans un monde où il y avait trois microclimats distincts, permettant de répondre aux besoins de chacun. Le désert de Roche pour les Licornes Noires était une étendue aride avec des grottes et des lacs souterrains. La forêt de l’Impossible pour les Licornes Blanches formait une terre fraîche et ombragée où il était facile de se cacher car les arbres se déplaçaient sans cesse, il était donc aussi très facile de se perdre. Pratiquement personne ne revint jamais et le si peu devint fou. La Terre des Eléments était le domaine des Dragons, un endroit où ils pouvaient trouver le calme et la quiétude qu’ils aimaient tant. Le neuvième, enfin, fut créé comme un vaste désert, dépourvu de plantes. Les nappes souterraines formaient leur seule réserve d’eau et leur seule nourriture était fournie par des ovidés s’approchant de buffles géants de 3m de haut et 5m de long. Ces animaux, très affectueux, avaient pour habitude d’être utilisés dans les caravanes. Les Arenas les surnommaient les Algores. Ce monde, caractérisé par les tempêtes de sable et les orages magnétiques, constituait un endroit très peu accueillant mais pour des raisons inconnues, il formait le seul Monde que les Arenas pouvaient habiter. Puis les passages furent refermer grâce à la Larme du Dragon à neuf têtes, Mirfenir. Celui-ci l’offrit à Val el Kazar qui la monta sur une baguette d’argent elfique et forgée par les Nains. Les années passèrent et la Larme du Dragon devint l’emblème de la toute puissance du souverain. Mais après sa mort la baguette disparut et cette période tomba dans l’oubli. _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
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|  | | Lilly Elfe Assassin

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 | Sujet: Re: une ch'tite histoire Dim 4 Mar - 12:40 | |
| II – Après les temps passés… Les siècles passèrent, peut-être même les millénaires, voilà bien longtemps que Val el Kazar est mort. Tout le monde a oublié. Et pourtant… Nous sommes dans un futur lointain, à Atlantique, en hommage à l’océan qui fut totalement recouvert par les métropoles. Maintenant, fini les forêts, fini les grandes étendues d’herbe grasse, les soirs d’été à écouter les animaux nocturnes, tout cela n’existe plus, le Monde des Humains est devenu une gigantesque plaque de métal sans discontinuités. Nous sommes donc à Atlantique, cette ville, divisée en deux parties, regroupe la « Cité Haute » et la « Cité Basse ». La première n’est qu’un énorme amas d’entreprises avides de crédits et de technologies consacrées à l’expérimentation. La seconde, elle, regroupe les miséreux, rejetés et exclus d’un Monde basé sur le profit. Leur mode de vie est on ne peut plus « archaïque » et ils appliquent cette vieille loi qui est celle du plus fort. Notre histoire commence dans l’immeuble Mondo-import qui est dirigé depuis peu par un jeune garçon nommé Jordan, âgé de seulement 16 ans, il est pourtant déjà dirigeant de l’une des plus grandes fortunes du Monde. Physiquement, c’était un garçon vraiment quelconque, 1,75m, les cheveux bruns et les yeux noisette. Depuis peu, il arborait une mine grave et avait perdu toutes ses joies d’enfant, son Monde chimérique d’adolescent s’était écroulé avec la mort de ses parents lors d’un accident. Il avait alors hérité de toute la fortune et de l’empire commercial. En ce moment, tout cela lui importait peu, il aurait bien voulu donner l’ensemble de ce qu‘il possédait pour qu’ils lui reviennent, mais malheureusement, c’était impossible. Ce soir là, comme d’habitude, Jordan, couché sur le canapé, ne parvenait pas à s’endormir. Il fixait le plafond de son bureau dans l’entreprise, silencieux, seul, on distinguait à peine son visage dans la pénombre. Voilà, bien longtemps qu’il n’était plus rentré chez lui, depuis la mort de ses parents exactement, là-bas, trop de souvenirs douloureux resurgissaient, lui sautant à la gorge tel des chiens enragés. Des images persistantes s’acharnaient à apparaître devant ses yeux, bien qu’il essayait de les chasser de son esprit, elles revenaient toujours plus violentes. Pourtant, au bout d’un petit moment, peut-être de fatigue ou de lassitude, il s’endormit et il plongea dans un rêve des plus étranges. Le jeune homme se retrouva à un endroit dépourvu de sol et de mur, d’un blanc lumineux. Soudain, comme surgissant du Néant, une jeune fille apparut, portant une robe blanche dont on distinguait mal les contours, de longs cheveux blonds tombant en cascade et des yeux d’un noir intense. Elle le fixait et Jordan aurait voulu plonger dans son regard pour s’y noyer. Elle lui posa alors une question : - Tu souffres ? Il lui répondit spontanément et calmement : - Oui. Elle hocha la tête tristement, puis disparut. Lui, terrifié, se demandait pourquoi il avait dit cela, alors qu’il tentait de toutes ses forces d’oublier. C’était comme si son corps et son âme, indépendantes de son esprit, avaient répondu à sa place. Il se trouvait maintenant seul dans la pièce, pourquoi son rêve ne se finissait-il pas ? Le jeune homme avait l’impression bizarre que tout tournait autour de lui, alors qu’il ne voyait même pas le sol ou les murs. Il fut soudain pris de vertiges et s’écroula au sol en criant  Non, arrêtez ! Il lui semblait que la vitesse augmentait encore et… il se réveilla, haletant. Il s’assoit, prit sa tête entre ses mains, puis les enleva, comme si son visage eut été électrifié. Il regardait maintenant ses mains, elles étaient humides, il avait pleuré. - Pourquoi ne me laisse t’on pas tranquille ? Pourquoi ?, fit-il d’une voix cassée avant de se recroqueviller sur lui-même et de se même à pleurer de nouveau. Le reste de la journée, son rêve l’obséda. Allait-il la revoir ? Ou n’était-ce que le fruit de son imagination ? Maintenant, sa plus grande peur était dormir mais, bizarrement, c’était aussi sa plus grande hâte. Le soir, cette fois-ci, il plongea rapidement dans la torpeur et le même rêve revint. La jeune fille réapparut, mais différemment de la nuit dernière et elle lui dit de façon cordiale: - Salut Jordan ! Surpris, il lui répondit alors: - Euh…salut. - Faut pas que tu sois timide. - C’est que… - Bon, je sens que je ne vais rien pouvoir tirer de toi et je ne peux pas m’éterniser, donc je vais te faire les présentations et être brève. Je m’appelle Mora, toi, c’est Jordan, mais je pense que tu le sais déjà. Donc, il faut absolument que tu me retrouves dans les alentours de 20h au Motel Pink, dans la Cité Basse. Elle partit comme elle est venue et Jordan se réveilla en sursaut. Son songe l’obséda de nouveau, fallait-il qu’il y aille ou pas ? Mais, il était trop curieux de comprendre et à 20h, il se trouvait devant le Motel Pink. Il entra et se trouva nez-à-nez avec un gros plein de soupe qui manifestement ne s’était pas laver depuis trois semaine et encore… c’était en étant généreux. Il demanda : - Vous voulez ? Jordan répondit : - Auriez-vous par hasard dans votre Motel, une jeune fille aux cheveux blonds ? - C’est pas une maison close, ici ! Le jeune homme déposa 50 crédits sur le comptoir, le tas de graisse les happa dans sa poche. - 1er étage, chambre 15. - Merci Le jeune garçon monta et n’eut pas de peine à trouver. Il frappa et la jeune fille de ses rêves ouvrit. - Tu es à l’heure, dit-elle en souriant avant de le tirer par la manche à l’intérieur. La chambre était maigrement meubler et plutôt insalubre. Dans le fond, se tenait une jeune fille au visage noir de suie, elle portait une chemise qui à l’origine devait être blanche, un pantalon à bretelles et une veste troués et brûlés, une casquette d’où dépassait quelques mèches châtains, et pour finir, une paire de baskets molles. Elle lui fit un timide signe de tête, se leva de la chaise vermoulue sur laquelle elle était assise et se dirigea vers la pièce d’à-côté. Mora, elle, était comme sortie tout droit de son rêve, la même robe blanche, les mêmes cheveux blonds étincelants et les mêmes yeux noirs. Si il avait été un peu croyant, il l’aurait pris pour une apparition angélique. Elle lui dit : - Celle qui vient de sortir, c’est Kerine, et moi, je suis Mora. Ravie de te voir en chair et en os. - C’est toi qui apparaissait dans mes rêves ?, demanda t’il timidement. - Oui. - Et comment faisais-tu ? - Par simple projection astrale. - Pardon ? Projection quoi ? - PRO-JEC-TION AS-TRA-LE, pfff ! Bon, assez parlé de petit tours sans importance, ce n’est pas pour cela que je t’ai fait venir mais pour te raconter une histoire. Il était une fois… - Est-ce que j’ai une tête à écouter les contes pour enfants ? Je crois que je ferai mieux de partir. - Reste, je ne voudrais pas être contrainte d’employer la force, fit-elle en lui saisissant le poignet. Il le dégagea de son étreinte. Cela le faisait doucement sourire Jordan, mais il ne préférait pas se risquer à la défier, elle s’était tout de même immiscée dans ses rêves, il ne savait pas vraiment l’ampleur de ses pouvoirs et de quoi elle était capable. - Bon d’accord, vas-y, je t’écoute. - Je vais essayer de faire bref, je te conseille aussi de t’asseoir. Le jeune homme s’exécuta. - Bon, je commence : Dans les temps passés, une guerre sanguinaire faisait rage entre neuf Clans. Tout le monde croyait qu’elle était destinée à ne jamais finir, pourtant un homme arriva à faire cesser ces tueries inutiles, il s’appelait Val el Kazar et était le chef de ton peuple. Il créa neuf Mondes parallèles pour y séparer les neuf Clans et ainsi mettre un terme aux luttes incessantes. Jordan la regardait, perplexe. - Alors ? Qu’as-tu à dire ? - Une chose est sûre, c’est que si l’on avait trouvé cela dans les livres d’histoire, les cours auraient été beaucoup plus passionnants ! , se moqua t’il. Tu peux m’expliquer pourquoi, ce n’est mentionné nulle part ? - Tout simplement car c’est une période qui a sut se faire oublier. - Mouais… c’est complètement dingue ce que tu me raconte là, mais bon… en admettant que je te crois, qu’est-ce que je viens faire là-dedans ? - Tu es le descendant de Val el Kazar et je suis venue te chercher, l’existence des neuf Mondes est en danger. - Je veux bien, mais même avec l’esprit TRES OUVERT, je vois mal comment je peux t’aider. Qu’est-ce qui me prouve que je suis bien les descendant de ce Val el Katar, enfin, Val el truc-chose ? - Val el Kazar, le reprit-elle, et je suis sûre que c’est toi. Mon incantation était faite pour que j’apparaisse dans les rêves de son descendant. De plus, tu es Humain. - Je suis Humain, je suis Humain, sais-tu combien il y en a sur Terre ?, commença à s’emporter Jordan. Au fait, comment ça, je suis Humain ? Parce que toi, tu n’en es pas une, peut-être ? - Exactement, je suis Elfe, je comprends que tu es du mal à me croire mais le temps presse, nous sommes tous en danger aussi bien les Elfes, que les Humains. Il faut que tu prennes la Porte des Mondes et que tu viennes avec moi. La vie de milliers d’êtres est en jeu. - Dis-moi, ce qui me force à te croire ? Je t’écoute ! - Et bien… - Kerine, sale petite , je sais que tu es là ! Tu vas voir la raclée que tu vas prendre ! La porte s’était soudain mise à trembler sous le tambourinage du propriétaire. Kerine, elle, sortit de la pièce où elle se trouvait, affolée. L’éléphantesque homme fit irruption dans la pièce et se dirigea vers la jeune fille. - Mora !, cria t’elle. L’autre jeune fille leva la main et le tas de graisse, projeté en arrière, fut encastré dans le mur du couloir. - Bon, si ça ne te gènes pas, on reprendra cette discussion plus tard. Il faut que je parte maintenant. Pour répondre à ta question, rien ne te force à croire ce que je t’ai dit et rien ne t’oblige à me suivre, mais si j’étais toi, je m’éterniserai pas. Alors, que décides-tu ? - Et bien… comment est-ce que je vais savoir le fin mot de cette histoire délirante si je ne pars pas. Mora lui sourit. - Ne perdons pas de temps, alors. Viens, Kerine. Ils descendirent les marches quatre-à-quatre vers la cave et se retrouvèrent devant un Pentacle de pierre gravé de runes. Mora prononça une incantation au-dessus et un tourbillon bleuté apparut, au milieu, on pouvait distinguer les reflets d’un autre Monde. La jeune fille sauta, puis se fut au tour de Jordan, mais maintenant il hésitait. Kerine lui prit la main et dit : - Ne t’inquiète pas, ça va bien se passer, je suis sûre que c’est comme un toboggan. Puis, elle le tira dans le passage, et ils retrouvèrent quelques secondes plus tard sur une terre totalement inconnue. _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
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|  | | Lilly Elfe Assassin

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 | Sujet: Re: une ch'tite histoire Dim 4 Mar - 12:42 | |
| III – Les racines de Mora Ils se trouvaient maintenant au milieu d’une clairière. Ce paysage avait vraiment tout de féerique pour Jordan, car vierge de toute technologie. Autour de lui, il n’y avait que des arbres, il pouvait sentir les rayons du Soleil et le vent crépusculaire. Mais toutes ses bonnes pensées furent coupées par le voix de Mora qui disait : - … encore traverser la forêt et nous arriverons à mon village dans l’après-midi. Puis, elle se tourna vers Jordan. - Jordan ! J’espère que tu n’as pas l’intention de rester planter là. Je ne veux pas être désagréable mais Kerine et moi n’avons eut que des cafards à nous mettre sous la dent et personnellement j’aimerai bien manger. - Je comprends, lui répondit-il gêné, que dois-je faire ? - Et bien, pourrais-tu aller chercher du bois pour le feu ? - Si tu veux, mais tu ne voudrais pas m’aider ? Mora soupira. - Ne me dis pas que tu n’es pas capable de ramener quelques brindilles ! - Euh… - Je vois… Kerine, veux-tu bien aller avec lui ? - Oui. - Pendant ce temps là, j’irai chercher un petit quelque chose à manger. Kerine et Jordan partirent d’un côté, Mora de l’autre. Environ, une demi-heure plus tard, ils étaient de nouveau réunis. Le feu commençait à prendre et faisait trois fruits ressemblant à des noix, grosses comme des ballons de football. Quand Mora ouvrit la cosse, Jordan découvrit avec horreur, une bouillie jaunâtre encore frémissante. - Qu’est-ce que c’est ?, fit-il dégoûté. - Du Madoc, je n’ai trouvé que ça, répondit Mora, c’est une plante très courant chez nous et elle constitue la base de notre alimentation. Je peux te jurer que c’est très nourrissant, vas-y goûte. - En tout cas, c’est plutôt gluant, intervint Kerine, la bouche dégoulinante de la substance. Elle avait commencé à manger, les mains enfoncées jusqu’aux coudes dans la bouillasse jaunâtre. Jordan, écœuré n’y toucha pas, pour le plus grand bonheur de Kerine. Mora, elle, mangeait avec moins de frénésie et en discutait avec Jordan. - Je me demande comment un Monde aussi beau que le tien est devenu ainsi. On me l’avait décrit comme de grandes étendues vertes. - Je ne l’ai jamais connu comme ça, mais il paraît qu’il fut un temps où il était effectivement ainsi. - Que s’est-il passé ? - Il semble que dans les alentours de l’an 3020, la population avait atteint son paroxysme et il y eut une épidémie de famines partout dans le Monde. Des milliards de personnes moururent. L’eau, la nourriture étaient tellement rares que des guerres éclatèrent un peu partout. - C’est abominable !, s’exclama Mora. - Heureusement, je n’étais pas né, je n’ai pas eut à vivre ça. - Et après ? Que s’est-il passé ? - La vie a repris son cours avec la création de la nourriture et de l’eau de synthèse à partir de produits chimiques, et la découverte d’un clonage et d’une croissance accélérée plus performante des légumes, des animaux… - Et en plus c’est dégueulasse !, s’exclama Kerine. - J’étais loin d’imaginer tout cela, dit Mora. Alors que notre Monde est resté figé depuis la guerre des neuf Clans. - Pourrais-tu me dire plus sur toute cette histoire ? - Si tu veux… qu’aimerais-tu entendre ? Jordan se figea. - Quoi ? Qui y a t’il ? - Euh… c’est que… je crois que tu te métamorphoses. Effectivement, le teint de la jeune fille prenait des reflets bleutés et les racines de ses cheveux étaient rousses. - Je sais, il était temps que je reprenne mon aspect normal. - Pardon ? - Tu ne croyais tout de même pas que c’était ma véritable apparence ! - Ben… j’ai jamais vu d’Elfes…, dit-il timidement. Mora se mit à rire. - Il le croyait… mais non ! J’ai eut recours à une incantation. - Une incantation, encore ! Tu es quoi ? Une sorte de magicienne ? Où as-tu appris tout cela ? - Je maîtrise, effectivement, un peu les arcanes. C’est mon grand-père qui m’a enseigné l’Art de la Magie, ainsi que celui du Combat. - A quel âge, as-tu commencé ? - 250 ans humain. - Quoi ! Mais… mais, balbutia t’il, quel est ton âge, alors ? - 1028 ans. - Tu ne fais vraiment pas ton âge. Mora le regardait amusé. - Qui y a t’il ? Ne te moque pas, s’il te plaît ! - Mais, je ne me moque pas, et elle pouffa de rire. Bon, d’accord, un petit peu, mais j’aimerai que tu te vois, tu as l’air si mal à l’aise. Cela vexa Jordan. - Non, ne te fâche pas… allez… je plaisantais voyons ! - Je voudrais bien t’y voir ! Il y a 2 jours, je ne soupçonnais même pas l’existence de cet endroit. Les Mondes parallèles, les clans en guerre, tout ça n’existait pas, il n’y avait que moi ! Tu comprends ? La mine de Mora était devenue grave. - Bien sûr que je comprends, quand mon grand-père m’a raconté la guerre des 9 clans, l’histoire sur les autres Mondes, je ne savais plus quoi penser. Il m’expliqua alors qu’à la mort de Val el Kazar, le père de son père avait avec l’aide des autres compagnons de l’entourage du Roi, scellés les Portes après avoir effacer toutes traces de cette période. - Mais, comment les gens peuvent-ils oublier ? - Tu ne le croiras peut-être pas mais Val el Kazar s’était lier d’amitié avec un Dragon du nom Mirfenir, ses neuf têtes possédaient le pouvoir d’ôter les souvenir de n’importe qui. Les autres détruisirent les archives et les autres preuves. - Après tout ce que tu m’as dit jusqu’à présent et le fait d’être ici prouve que… enfin, peut-être que je vais commencer à te croire finalement. - Commencer ? Parce que tu ne me croyais pas avant ? - Ben… c’est que… , dit-il gêné. - Ce n’est pas grave, je comprends que cela soit difficile à accepter. Mais alors, pourquoi m’as tu suivi ? - C’était ça ou me faire écraser la tête comme un fruit trop mûre. Cette réponse fit sourire Mora. - Dis-moi, tu m’as raconté que ton aïeul avait scellé les Portes, mais comment a t’il fait pour revenir parmi les siens, je doute qu’il soit resté seul là-bas. - Lui, et les autres les ont scellés après être rentrés et ont invoqué le pouvoir du cachet d’acide. - Si je comprends bien, tu as réouvert le réseau des Portes dans le seul but de venir me chercher ? - Tout à fait - Mais pourquoi ? - L’Ambre de la Destinée qui permet de voir l’avenir nous a révélé, il y a peu, qu’un certain Kernan avait l’intention de mettre à feu et à sang les mondes pour trouver la baguette de ton ancêtre. Il veut rouvrir la Porte des Ames. - La Porte Des Ames ? - Avant que les neuf Mondes soient créés, Val el Kazar avait ouvert un passage menant au Néant afin d’y exécuter des gens, maintenant, si on avait le malheur de la rouvrir, ils reviendraient sous la forme de spectres vengeurs. - Et moi que dois-je faire ? - Tu dois récupérer la Larme du Dragon avant lui et l’envoyer par la Porte des Ames, dans le néant, mais le seul problème c’est que l’on sait où elle est. - Comment peux-tu être sûre que j’y parviendrai ? Mora fut étonnée de sa question. - Mais, parce que tu es le descendant de Val el Kazar. Tu ne peux pas échouer ! Jordan parut encore plus stupéfait par la réponse de l’Elfe que elle par sa question. - Tout est là, dit-elle en désignant le crâne du jeune homme. - Laisse-moi encore douter de ça. - Demain, tu verras. Maintenant il faut dormir, il est tard et nous devons nous lever tôt. N’est-ce-pas Ker… Tous deux se tournèrent vers la jeune fille, elle dormait à poings fermés depuis déjà longtemps. Ils se regardèrent, puis firent de même. _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
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|  | | Lilly Elfe Assassin

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 | Sujet: Re: une ch'tite histoire Dim 4 Mar - 12:44 | |
| IV- Le village Le lendemain, à l’aube… - Jordan ! Jordan ! Allez, réveilles-toi ! Le jeune homme ouvrit un œil puis cria avant de bondir en arrière. - Qui y a t’il ? C’est moi, Mora. - Pff ! Tu m’as fait peur ! , répondit-il, c’est ton apparence qui m’a surpris. - T’exagères, je suis pas si moche que ça ! - Qui y a t’il ? , demanda Kerine encore ensommeillée. - C’est rien, c’est juste Jordan qui me traite de laideron. - MAIS NON ! J’ai jamais dit ça, c’est juste que ça… te change ! - Arrêtez de vous disputer, ça ne sert à rien, dit la jeune Humaine en baillant. Les longs cheveux blonds de Mora étaient devenus roux, elle arborait maintenant une peau d’un bleu soutenu et des yeux dorés ayant des pupilles qui semblaient fendre l’iris en deux. Elle avait troqué son petit visage rond pour un plus maigre et plus dur, le visage d’une guerrière. Sa taille avait également augmentée, elle faisait, à présent, d’une tête de plus que Jordan. - Moi, je la trouve très bien, ajouta t’elle. - Mora, je suis désolé. Je ne voulais pas… - C’est pas grave, j’ai tendance à en faire un peu trop, parfois. Tu n’as pas l’air bien en plus, ça va ? - Disons que je n’ai pas passé une très bonne nuit, des images incessantes de combats sanglants me hantaient. - Peut-être est-ce une sorte de mémoire transmise en rêves. - Une mémoire génétique ? - Appelle ça comme tu veux, peux-tu me raconter un peu ce que tu as vu ? - C’était l’attaque d’un village et j’étais là, au milieu. Ils massacraient les hommes, les femmes et même les enfants, ils les égorgeaient sauvagement. Je voyais tout, j’entendais tout, les cris, les pleurs, les supplications. Je pouvais presque sentir l’odeur du sang et la chaleur des flammes des maisons qui brûlaient. Je me souviens aussi que… une créature déambulait parmi les cadavres, elle semblait effrayée et voulait se cacher. Soudain, un chevalier me fonce dessus au triple galop, et j’éprouve une douleur qui me traverse. Je regarde, du sang coule le long de sa lame. Il retire son épée, puis c’est le trou noir. Et je vois ton visage… - C’est bon, ça va ! Peut-être qu’avec le temps tu comprendras le sens de tes rêves. - C’est trop effrayant, je n’ai plus trop envie de savoir le but de mes «rêves », ils ont plus des airs de cauchemars. - Je sais, mais ils nous permettrons éventuellement de retrouver la Larme du Dragon, sinon je crains qu’il faille s’attendre au pire. Allez, debout, nous partons ! Le temps presse. Tous trois se mirent en route. Mora devant en éclaireur, Kerine et Jordan derrière. Le jeune homme demanda : - Depuis combien de temps, connais-tu Mora ? - Six mois et assez pour te dire que je lui suis dévoué, je la suivrai où elle ira. - Cela doit être une grande amie pour toi. - Plus que ça, elle m’a sauvé la vie. Tu sais ma vie n’a pas été aussi dorée que toi jusqu’à présent. - Et bien, raconte ! , dit –il avec un vif intérêt. - Je suis née à Atlantique, dans la Cité Basse. Très jeune, j’ai du apprendre à me débrouiller seule. Ma mère fut prise comme cobaye par ces de scientifiques de la Citée Haute. Chacun priait pour ne pas être le suivant en se réveillant le lendemain. Tu ne sais pas ce que s’est que de reprendre conscience entre quatre murs de verres, avec des lumières aveuglantes partout, braquées sur toi comme sur un vulgaire rat de laboratoire. - Tu sembles avoir vécu cette situation. - Oui, un jour se fut mon tour. Comme tu dois le savoir, toutes les formes de dopages sont détectées, alors ils étudiaient les modifications possibles sur le génome humain, greffer les capacités d’un animal sur un athlète. Tu imagines ? « Ces génies se sont évertués à me donner les caractéristiques d’un caméléon. Ils ont expérimenté sur moi un animal inoffensif, sans danger pour eux. Tu parles ! Et moi, alors ? Tu crois qu’ils y ont pensé, cette bande de ! Maintenant je peux disparaître à volonté et distendre ma langue. - Moi, je trouve ça plutôt bien mais pourquoi n’es-tu pas parti de l’hôtel où tu travaillais ? Et ne vas me dire que c’était pour le salaire, il avait l’air d’être plutôt du genre à t’exploiter. - Je n’avais pas le choix, ces «chers scientifiques » ne trouvant pas leurs essais très concluants, m’ont vendu. - Vendu ? - Oui, vendu, comme on vendrait une vulgaire marchandise. Ils m’ont doté de ce collier, et elle montra un anneau métallique comportant des électrodes appliquées sur son cou. Je ne peux pas l’enlever et il délivre des décharges électriques qui, tu peux me croire, te font réapparaître immédiatement. Ce gros tas ne se privait pas de l’utiliser et parfois seulement pour le plaisir ! Maintenant, j’espère que tu peux comprendre que je lui suis dévouée. - Evidemment ! - Jordan, l’interpella Mora, tu peux venir ? J’ai quelques petites choses à te dire avant que l’on arrive au village. - J’arrive ! Désolé Kerine, il faut que j’y aille ! - Vas-y, je reste à l’arrière, ne t’inquiètes pas pour moi, je sais me défendre. - D’accord. Et il courut rejoindre Mora. - Jordan, quand nous arriverons au village tu dois comprendre que l’on ne parlera pas la même langue. J’avais pensé t’apprendre notre langage en chemin, mais il faut que je concentre une certaine quantité d’énergie et nous ne serions pas à l’abri des attaques des Elfes Noirs. - Les Elfes noirs ? Qui sont-ils ? - Ce sont certains de nos frères et sœurs, mais ils ont été corrompus il y a longtemps. Ils forment une faction rebelle qui écume la forêt à la recherche d’autres Elfes à tuer. Ils portent des vêtements noirs, leur peau, leurs cheveux, ainsi que leur cœur est de la même couleur. - Comment ce fait-il qu’ils soient si différents ? - Et bien, je ne le sais pas vraiment. Par contre pour le changement de couleur, c’est notre psychique qui influe sur la pigmentation. - Ils doivent avoir un camp de base ? - Oui, vers l’Est à environ 4 ou 5 de tes kilomètres. - Pourquoi ne les attaquer vous pas ? - Car c’est contre tout ce auquel nous croyons, chacun est libre de faire ses choix et les attaquer serait s’abaisser à une violence inutile. - Quoi ! Inutile ! - Attend Jordan, je crois que l’on c’est mal compris, bien qu’il nous soit formellement interdit de les attaquer, nous pouvons nous défendre. Je suis loin d’être une lâche, mais comme la plupart de mes semblables, je préfère la coexistence à la lutte. - C’est une conception de la vie étrangère à la mienne. Chez nous, lorsqu’il y a un conflit, la guerre éclate automatiquement ou presque. Je vis dans une société qui est constamment sous tension. - Je trouve ça triste ! Jordan haussa les épaules. - Au fait, Mora, personne ne s’est aperçu de ma disparition ? - Tu t’inquiète pour ta famille ? Jordan sursauta. - Non, non, c’est juste que… - Tu n’as pas à t’angoisser, j’ai créé un double de toi, il occupera tes fonctions le temps que tu seras parti et disparaîtra en même temps que quand tu reviendras dans ton Monde. Par contre, si tu venais à mourir, il mourrait également. - J’adore ton optimisme ! - Je ne voulais pas dire ça pour t’effrayer. - Et on est bientôt arrivé ? Mes vêtements ne sont pas vraiment étudiés pour ce genre d’activités et je ne parle pas des chaussures ! - Le village est après la colline, là-bas. - Mais, on en a encore pour plusieurs heures ! , bougonna t’il. Mora ne répondit rien, sûrement agacée par les plaintes de Jordan. Après quelques heures de silence pesant, le trio arriva au village. - Nous voici arrivés chez moi, dit Mora Une petite foule de gens arriva, souriante, dont une petite fille qui saute au cou de Mora en criant (NDA : traduit en temps réel) : - Mora, tu es revenue, ça été long sans toi ! - Je sais, lui répondit-elle en la reposant sur la terre ferme. Attends, je vais te présenter à mes amis, Kerine et Jordan. Et voici Nadja, ma petite sœur. - Il vient d’où avec ses habits de clown ? (traduction la plus proche), demanda la petite fille, il a l’air complètement idiot. - Nadja ! , la reprit son aînée. - Qu’est-ce qu’elle a dit ? , interrogea Jordan se sentant visé sans avoir comprit. - Qu’elle est ravie de te rencontrer. Kerine ne pouvait pas s’empêcher de sourire et essayait avec difficulté de retenir son rire. - C’est Nadja qui t’enseignera l’Art du combat et qui se chargera de te trouver des vêtements, plus… plus… comment dire… plus adéquat. - Quoi ? Je vais devoir m’occuper de cette grande asperge ! (NDA : Ceci est la version littéraire) - Elle ! , firent-ils en même temps. Mora aurait voulu disparaître à cent pieds sous terre, Kerine avait du mal à retenir son euphorie. - Et bien, oui, elle en sait plus que toi, tu seras étonné par sa sagesse. Mais tout d’abord, il faut que tu viennes avec moi, sinon vous risquez de ne pas vous comprendre comme tu as put le constater. - Kerine, reste avec Nadja. Puis, elle l’entraîna dans une des habitations en bois. A l’intérieur, étaient entreposés sur les étagères des pots au contenu douteux, des bouteilles, des filtres, des sacs… Pour seul mobilier, on trouvait une table, des chaises, un lit et le foyer éteint d’un feu, délimité par des pierres. - Vas-y, assieds-toi. Jordan obéit. - Bien, et maintenant, tu vas respirer profondément afin de te détendre. - Que vas-tu me faire ? - Rien, ne t’inquiète surtout pas, tu as juste à fermer les yeux et après je prendrais tes mains - Pourquoi ? Que va t’il se passer ? _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
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|  | | Lilly Elfe Assassin

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 | Sujet: Re: une ch'tite histoire Dim 4 Mar - 12:50 | |
| Elle lui posa délicatement la main sur les lèvres pour le faire taire et dit : - Rien, tais-toi maintenant et ferme les yeux, en même temps elle déplaça sa main sur ses paupières, tout va bien se passer. La voix de Mora était apaisante, elle posa maintenant sa main sur son front et prit les deux mains du jeune homme dans l’autre. - Ne pense plus à rien, ton esprit est totalement vide. Tu ne sais plus qui tu es, où tu es et ce que tu fais. Tout est noir… Puis une douce lumière blanche commença à apparaître dans chacune des mains de l’Elfe. Le flux petit à petit se concentrait pour former une petite boule aveuglante en lévitation entre l’Elfe et l’Humain, soudain la sphère se mit à trembler et entra avec vitesse dans le crâne de Jordan. Il ouvrit des yeux exorbités, puis s’écroula de la chaise, sur le sol. Quelques minutes plus tard… - Jordan ! Jordan ! Tu m’entends ? Le jeune homme se redressa brusquement. - Non, pitié ! , dit-il. Puis il regarda autour de lui, étonné, il était sur le lit qu’il avait remarqué en entrant. Mora, assise, sur le bord, le regardait, inquiète. Il se tourna vers elle. - Mora ? Que s’est il passé ? - C’est plutôt à moi de te le demander, tu m’as fait peur. - J’étais avec toi, je t’entendais me dire de me détendre, puis j’ai été pris d’un violent mal de crâne. Je me suis retrouvé ensuite dans le même rêve que cette nuit, sauf que là, il y avait aussi mes parents, ils se faisaient massacrer et moi, je ne pouvais rien faire ! La créature se trouvait là aussi. - C’est peut-être que tes parents te manquent. Ne t’inquiètes pas, tu les reverras. Le jeune homme baissa la tête et commença à trembler. - Non, je ne les reverrai jamais ! Tu comprends ? JAMAIS ! , lui cria soudain Jordan. - Mais, qu’est-ce que tu as ? Ai-je dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? , dit l’Elfe surprise par sa violente réaction. - Tu ne peux pas comprendre, commença t’il à pleurer. - Jordan, je suis désolée, mais… - Ils sont morts, il y a quelques mois, par ma faute. - Excuse-moi, je… je… - Tu ne pouvais pas savoir. - Je suis une idiote ! - Et moi, un imbécile de t’avoir crié dessus ! - Et bien, on fait la paire. Vraiment, je suis confuse ! - Ne t’inquiète pas, c’est oublié. Bon, fit-il les yeux gonflés et avec un sourire forcé, peux-tu m’expliquer pourquoi j’ai perdu conscience ? - J’ai transféré dans ta tête des informations te permettant de pouvoir parler une langue universelle. - Une langue universelle ? - Oui, c’est peut-être un peu compliqué pour toi mais je vais tenter de t’expliquer. Cette langue est une langue modulable, sans que tu en aies vraiment conscience, tu parleras n’importe quel dialecte oral. - Donc je ne parle pas ton idiome maternel, j’utilise n’importe quel langage sans véritablement le connaître - C’est à peu près ça ! Bon, il va être temps que tu ailles à l’entraînement. - Une dernière question, à quoi servent les produits sur les étagères ? - Ce sont des ingrédients venant de la forêt et servant à la préparation de potions, d’onguents… etc. Je remplace parfois mon père comme guérisseuse. Je suis actuellement en apprentissage pour lui succéder. Autrefois, comme ma sœur Nadja, j’ai reçu une éducation guerrière. Tu verras, elle est un excellent professeur. - Mais, ce n’est encore qu’une enfant ! Quel âge a-t-elle ? - Environ 514 ans. - N’est-elle pas trop… jeune ? Mora se mit à rire. - Et quel âge as-tu, pour parler ainsi ? - Euh… 16 ans, mais presque 17, précisa t’il. - Autant dire que vous que vous avez pratiquement 500 ans d’écart. Quoi que tu fasses, elle aura toujours plus de connaissances que toi, en toute une vie. Alors viens, ne traîne pas ! - Combien de temps mon apprentissage doit-il durer ? - Aucune idée, une semaine, un an, un millénaire… le temps qu’il faudra. - Très encourageant ! - Tu verras, sa façon d’enseigner est des plus singulières. Il est temps que je te laisse maintenant, elle se trouve dans l’enclos là-bas. Bonne chance ! - Mais, Mora, que va t’elle me faire EXACTEMENT, lui dit-il en se retournant juste avant de rentrer dans l’enclos, croyant qu’elle le suivait. Mais l’Elfe était déjà partie. Peu rassuré, il entra dans l’arène. Au fond se trouvait, assise sur la clôture, Nadja. Elle l’attendait avec différentes armes comme des fouets, des haches, des arcs, des arbalètes, des sabres, des épées courtes, longues, bâtardes… Il y avait même une épée d’épines, mais son attention se porta sur une lame d’os ressemblant à une colonne vertébrale. - Excellent choix, dit-elle, vas-y, prends-la. C’était l’arme de l’ermite Kabbas d’Aldin. Le seul humain qui ait vécu avec nous, ici. Elle a été fabriquée à partir de la colonne vertébrale d’un démon par l’ermite lui-même, elle a des propriétés des plus étonnantes mais je vais te laisser les découvrir par toi-même. Bon, assez discuté, passons aux choses sérieuses. As-tu au-moins un peu d’expérience des armes ? vu ta façon de t’affubler, je pense que non. Jordan se regarda étonné, il ne comprenait pas. - Enlève ta veste et le truc se trouvant autour de ton cou, ainsi que tes chaussures, enfile plutôt ça. Et elle lui jeta une paire de chausses. Il s’exécuta. - Ça commence bien, pensa t’il. - Maintenant la première chose que tu dois savoir est que ton épée doit être le prolongement de ton bras. Dans un premier temps, c’est ton poignet le plus mobile, ensuite le coude et pour finir l’épaule. Tes gestes doivent être souples mais précis. Jordan la regardait un peu ahuri. - Tu attends quoi ? J’ai tout mon temps contrairement à toi. Tu pourrais peut-être écarter un peu les jambes pour un meilleur centre de gravité au lieu de rester planter là ! - Oui, il se mit en position. - C’est mieux, écartes encore un peu et fléchis, ça te donneras davantage de puissance à tes coups. Puis elle recula à une distance assez importante, armée d’une épée et un bouclier. Cela étonna beaucoup le jeune homme. - Frappe, maintenant ! - Je t’atteindrais jamais, tu es bien trop loin. Il faut que tu t’approches. - Non, je reste où je suis. Nous ne sommes pas là pour discuter mais pour que je t’apprenne à combattre, alors obéis ! - Bon, d’accord ! , commença t’il à s’énerver. Mais il frappa le vide. - Plus fort et le geste souple, pas mou ! - Mais, j’ai fait ce que tu m’as dit. - Non, sinon tu y serais arrivé. - Tu n’aurais pas été croisé avec un piranha, par hasard. - C’est quoi un piranha ? - C’était un poisson aux dents longues. - C’est très gentil, ça. Bon, allez, recommence. Jordan soupira et redonna un coup d’épée mais comme la première fois, il frappa le vide. - C’est bon, j’arrête ! Je ne comprends même pas ce que tu veux que je fasse. Alors, je préfère partir. Il se dirigeait vers la sortie d’un pas décidé quand il se heurta à quelque chose d’invisible qui le fit tomber au sol, sous le choc. - Tu ne peux pas aller ailleurs qu’ici, tant que je l’ai décidé en tout cas. - Tu vas me laisser sortir, OUI ? , lui cria t’il. - Non, tu n’es même pas capable de tenir une épée, au premier ennemi venu, tu vas te faire couper en tranches ! C’est ce que tu veux ? , lui répondit-elle avec la même violence. - Mais, alors, dis-moi ce que tu attends de moi ! - Reprends ton épée d’abord. Il s’exécuta. - Le secret de ce que je veux t’apprendre réside dans la confiance en soi, dit-elle en ayant reprit tout son calme, c’est pas toi qui dois avoir peur de l’ennemi, mais le contraire, lui qui doit avoir peur de toi. - Où veux-tu en venir EXACTEMENT ? - Je veux dire que tes coups sont si faibles que tu ne serais même pas capable de tuer une mouche. Il faut que tu frappes fort, tellement fort que ton bas pourrait partir avec l’arme. - Et je combats comment avec un bras en moins ? - Ce n’est pas la peine d’y penser, tu n’y parviendras jamais. - Tu n’es qu’une sale gamine ! - Je sais mes parents me le dise souvent, répondit-elle flattée comme si s’eut été un compliment. Bon, maintenant, recommence. Son coup, de nouveau, ne fendit rien d’autre que l’air. Agacé, il n’attendit pas le commentaire de Nadja pour répéter l’action, mais cette fois la puissance fut telle que chacune des vertèbres composant l’épée se détachèrent pour frapper le bouclier. Etonné, Jordan ne voyait même pas la lame se rétracter, taillant maintenant le Néant de façon aléatoire, la lame finit sa course en lui coupant le bras. Le jeune homme se figea, tel une statue, regardant son membre gesticuler au sol. Le sang ne coulait pas, il ne ressentait aucune douleur, il était tout simplement détaché du reste de son corps. - Ben quoi ? Qu’est-ce que t’attends pour le prendre ? Il va pas se recoller tout seul, à distance. Jordan le ramassa. - Et… Et maintenant ? , balbutia t’il. - Quel idiot ! Tu le remets à sa place ! Le jeune homme s’exécuta et son membre se «recolla » comme si rien ne s’était passé. Il fit quelques mouvements de poignet et dit : - Il est vivant ! _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
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|  | | Lilly Elfe Assassin

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 | Sujet: Re: une ch'tite histoire Dim 4 Mar - 12:50 | |
| Nadja était consterné par ce spectacle pitoyable. - Je te dérange peut-être ? - C’est un véritable miracle, comment as-tu fait ? - Me doutant de tes incompétences, j’ai jeté un sort sur l’arène de combat et maintenant, cela te gênerait-il de poursuivre ? Devant un ennemi, tes membres sauteront pour de vrai. - Je vois que tu possèdes le même optimisme que ta sœur, c’est de famille ? - Très drôle ! Et si on reprenait, réussir une fois c’est un coup de chance. - Et quand comptes-tu me laisser dormir ? Tu sais les 12h de sommeil que nous les humains nous avons besoins pour ne pas ressembler à des zombies. - Des… zom… bies, qu’est-ce que c’est ? - Des morts-vivants, enfin, oublies, ce n’est qu’une image. - Mais cette nuit, tu ne dormiras pas, pas plus que les autres. D’ailleurs tu n’en ressentiras pas le besoin. Il en est de même pour les sensations de faim ou de soif. - En clair, je suis piégé avec toi. - Ouaip ! , fit-elle fièrement. - Tuez-moi ! , pensa t’il. Et l’entraînement continua et continua encore, jour et nuit, ils croisaient le fer dans un combat intemporel qui dura une semaine et demi. En tout, Jordan perdit 5 fois un bras, 2 fois les deux, 19 fois une jambe et une fois la tête. (NDA : c’est possible, des fois.) - Bien, tu peux partir, lui dit Nadja. - Vraiment ? - Oui, tu en sais suffisamment pour survivre. - Et bien, au revoir, et il lui tendit l’épée. - Non, garde-la, elle te sera utile. - Merci, il s’éloignait quand Nadja le rattrapa. - Jordan ? - Oui ? - J’espère que se sera sans rancune, t’es un chic type. - Et toi, une petite fille peu commune. Nadja sourit. - Au fait, j’allais oublier, des vêtements t’attendent dans un coffre dans la maison sur pilotis, là-bas. Dépêches-toi, Mora doit t’attendre. - Encore, merci. - Il n’y a pas de quoi ! Puis, elle partit en courant. Lui se dirigea vers la petite habitation qu’avait indiqué Nadja. A l’intérieur, effectivement, sur le côté se trouvait un coffre contenant une chemise de toile, un pantalon, des bottes de peau, un fourreau et une grande cape grise. A l’abri des regards, il se changea puis entra retrouver Mora et Kerine. Elles élaboraient le trajet du lendemain. - Ah ! Jordan, justement nous t’attendions, dit Mora, comment s’est passé l’entraînement ? Plutôt bien, à ce que je vois, tu es en un seul morceau. - Tu savais ce qu’il allait se passer ? - Bien sûr, Nadja et moi l’avons vécu également, j’espère que cela ne t’as pas trop traumatisé. Jordan soupira, puis dit pour changer de conversation : - Quelle est la suite des événements ? - Notre prochaine destination est le 3ème Monde, celui des Nains. Nous devons retrouver un certain Vircus le Sage. C’était l’un des conseillers, peut-être pourra t’il nous aider. - Tu ne crois pas qu’il est mort depuis le temps. - Dans ce cas, nous trouverons sûrement l’un de ses descendants. - Sans aucun doute. - Et quand partons-nous ? , intervint Kerine. - Demain à l’aube, il est peu recommandable de faire de la route de nuit, nous risquerions de nous faire attaquer par des Elfes Noirs. De toute façon, il y a de grandes chances pour que nous soyons tout de même attaqués donc autant dormir et choisir un moment où la visibilité est la meilleure. Nous devrons dans tous les cas, rester sur nos gardes. Bon, maintenant dormons, la journée promet d’être longue demain. Jordan, la chambre de gauche est pour toi, et toi Kerine, tu peux prendre celle de droite. Si vous me cherchée, je suis au fond du couloir. Et bien, bonne nuit à tous ! Après s’être souhaité une bonne nuit, ils entrèrent dans leur chambre respective. La nuit se passa, pour la première fois depuis une semaine, sans un bruit et l’aube apparut. Mora réveilla ses deux compagnons aux premières lueurs du jour. Ils se préparèrent et s’armèrent rapidement, puis firent des provisions et revirent une dernière fois le trajet. Malheureusement, après la Porte, ils n’avaient que peu d’informations sur le chemin conduisant à Aquadora. Une fois leurs préparatifs terminés, ils se mirent en route. Tout se passait bien, ils s’enfonçaient de plus en plus dans la forêt sans aucun ennemi en vu. Mora leur dit à voix basse : - Restez sur vos gardes, ils peuvent surgirent à tout moment. - Que devons- nous craindre d’eux ? , demanda Kerine. - Ils utilisent des attaques sournoises à l’arc et à l’arme blanche. Ils vont profiter que nous ne soyons pas protéger par le bouclier du village pour passer à l’offensive. - Mais ce…, commença Jordan, mais il fut coupé par Mora. - Chut… écoutez… n’entendez-vous rien ? Tous se turent, mais il n’y avait que le bruit du vent dans les branches. Puis soudain, l’Elfe cria : - Attention, ils sont là ! Puis le silence retomba, nos trois héros attendaient, armés, prêts, à l’affût de chaque bruit. Les nerfs de chacun étaient plus tendus que la corde de l’arc de Mora. Maintenant, un silence de mort régnait, même le vent semblait retenir son souffle, puis les Drows sortirent de partout, ils apparurent sur les branches des arbres et hors des caches végétales, au sol. Kerine disparut et deux ennemis s’écroulèrent, poignardés. Mora, elle, tirait ses flèches les unes après les autres, inlassablement, avec toute la dextérité propre aux Elfes. Et Jordan s’étonnait lui-même, en massacrant sans remords les Drows se trouvant devant lui, peut-être était-ce par esprit de conservation, à moins qu’il commençait à prendre goût à cette vie, il ne savait pas vraiment. La bataille s’acheva rapidement, Kerine tuait les deux ou trois Elfes noirs restants, quand soudain, comme sortant du Néant, une flèche toucha Jordan à l’épaule. L’auteur s’écroula immédiatement après, transpercé par une flèche en plein cœur. Il ne restait maintenant qu’un tas de cadavres inerte, les restes d’un combat bref mais violent. Kerine réapparut et sauta avec la souplesse d’un félin de la branche où elle était perchée pour aller voir Jordan qui se tenait son épaule maintenant ensanglantée. - Jordan, ça va ? , demanda la jeune fille - Comme une fleur ! , fit-il crispé de douleur. - Montres-moi, lui dit Mora. Le jeune homme retira la main en grimaçant. - La blessure est peu profonde, je vais retirer la flèche puis j’appliquerai un onguent cicatrisant. - Fais comme bon te semble, tant que tu m’enlève cette saleté, répondit-il en serrant les dents. L’Elfe cassa la flèche et arracha d’un coup le reste du projectile. Jordan, lui, essaya de réprimer son cri. - Pendant quelques jours, ton épaule risque d’être douloureuse. Pour l’instant, je vais te faire un pansement rapide car nous ne pouvons pas nous éterniser. De plus, ta blessure est peu profonde. - Ça se voit que c’est pas elle ! , pensa Jordan. - Tu devrais être heureux, lui dit Kerine, c’est «ta première blessure de guerre ». - Merci, je m’en serais passé. Les filles se mirent à rire, mais se fut coupé par une voix derrière eux. - Aidez-moi, c’était un Drow qui avait survécut, s’il vous plaît… je ne veux pas mourir ! Mora était tétanisée devant ce spectacle. - Aidez-moi… s’il vous plaît, répéta t’il en pleurant pour sa vie. - Tu vas te taire ! , lui dit Kerine et elle lui enfonça l’une des deux grandes tiges de métal qui lui avait permit de tuer tous les autres, dans le crâne. Il eut comme un hoquet, puis sa tête bascula sur le côté, ses yeux regardaient maintenant l’autre monde qui l’attendait. Mora ne bougeait toujours pas, une expression d’horreur figée sur le visage. - Mora ! Mora ! Qu’as-tu ? L’Elfe eut comme un sursaut et répondit d’une voix morne : - Rien, venez, nous avons perdu assez de temps. Ils se remirent alors en route et la suite du chemin se fit sans encombre. Une fois arrivés au Pentacle, Mora prononça la même incantation que la première fois et ils plongèrent tous dans le vortex qui venait de se créer. De l’autre côté, la terre paraissait chaotique par rapport au verdoyant domaine des Elfes. C’était un monde montagneux et désertique. _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
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|  | | Lilly Elfe Assassin

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 | Sujet: Re: une ch'tite histoire Dim 4 Mar - 12:51 | |
| V- Le Monde des Nains Nos trois héros se trouvaient maintenant perplexes, devant une carte apportée par Mora, datant de l’époque de Val el Kazar et le paysage avait quelque peu changé entre temps. - Admet le, nous sommes perdus ! , dit Jordan. - Oui, je crois que… non attendez, regardez là-bas ! - Où ça ? , demanda Kerine. - Là-bas, je discerne l’ombre d’une habitation. - Je ne vois absolument rien ! , lui répondit Jordan. - Venez ! Ils se dirigèrent donc vers la mystérieuse habitation aperçue par Mora, ce n’était qu’une petite cabane de vieilles planches desséchées par le soleil brûlant qui devait briller l’après-midi. Mora dit : - Voyons s’il y a quelqu’un ! Ohé… Ohé, il y a quelqu’un ! ? - Ouais, c’est à quel sujet ? , demanda un petit homme trapu et plutôt désagréable. - Pourriez-vous nous aider, nous sommes à la recherche d’un Nain du nom de Vircus le Sage. - Vous… Vous êtes un Nain ? , intervint Jordan un peu ahuri. - Il est débile de naissance vot’ copain ou il le fait exprès ! ? - Excusez-le, il vient de très loin et il n’en a jamais vu. - Pas plus que vous, je pense, et pourtant vous vous retenez de ce genre de commentaire crétin. Ce ne peut être qu’un Humain, il n’y a qu’un Humain pour raconter de telles âneries, pour votre gouverne jeune homme je suis un Gnome, je m'appelle Serco et jamais on ne m’a fait une telle insulte (retenez bien mon nom, au cas où… on ne sait jamais ce qui peut se passer, un accident est si vite arrivé ! Hé ! Hé ! Hé ! ), mais je vous pardonne jeune homme car je sais que vous êtes un Humain et que tous les Humains sont des déficients mentaux. Puis, il se tourna vers Mora avec le plus beau sourire édenté qu’il n’a jamais été permis de contempler chez un Gnome. Pardon mademoiselle, je m’égare, que me demandiez-vous ? - Où pourrais-je trouver Vircus le Sage ? - Le vieux Vircus ! Il est mort, il y a bien longtemps mais sa famille vit dans la vallée, dans la ville de Minéa, si mes souvenirs sont exacts. - Je croyais que Vircus le Sage habitait à Aquadora, intervint de nouveau Jordan. - Décidément jeune homme, vous feriez mieux de vous taire, Aquadora a été détruite, il y a plusieurs centaines d’années lors de l’explosion d’une mine, c’est sur ses ruines qu’a été érigé la cité de Minéa. - Nous vous remercions pour ces précieux renseignements. Nous devons vous quitter maintenant. - Je vous en prie, mademoiselle, c’est toujours un plaisir de rendre service à une aussi charmante créature que vous, mais surtout, dites à votre ami que si il ne veut pas se retrouver avec une hache plantée dans l’arrière du crâne, il a intérêt à apprendre à différencier un Nain, d’un Gnome. Au revoir mesdemoiselles, au revoir jeune homme. Puis il claqua la porte avec toute la délicatesse propre aux gnomes. La petite troupe, elle, se dirigea dans la direction indiquée par le Gnome. Suite à cette singulière entrevue, Jordan était resté pensif. - A quoi songes-tu ? , demanda Kerine. - A ce monde, si tous les gens sont comme LE GNOME que nous venons de croiser, je me vois déjà démembré et raccourci de la tête. - C’est là tout l’attrait de Monde des Nains. Ne t’inquiètes pas ! Kerine et moi sommes là pour te protéger. - Dis-moi plutôt comment les différencier. - Je sais pas. - Comment ça ? - Personne n’a jamais su, ils sont soit disant cousins éloignés, mais ils se ressemblent beaucoup. - Ça, je m’en suis aperçu, j’ai faillit me retrouver avec le crâne fendu en deux. - Allons, n’exagère pas, il ne l’aurait pas fait, d’ailleurs je trouve qu’il est resté très gentil avec Kerine et moi. - Evidemment, c’est pas vers vous qu’il pointait sa hache. Il marqua une pose et demanda : - Dis-moi Mora, Minéa est-elle encore loin ? - Une heure de marche, une heure et demi tout au plus d’après les indications du vieux Gnome. - Comment était Aquadora ? - On l’avait décrit à mon grand-père comme une cité d’une incroyable beauté, aux pierres blanches et construite en harmonie avec les volcans l’entourant. Nous ne tarderons pas à voir si c’est également le cas de Minéa. Il me semble que autre chose te préoccupe. - Et bien… je me demande toujours pourquoi ce GNOME ne semblait pas vraiment surpris de nous voir. Pourtant, nous ne devons pas être le genre de personnes qu’il croise tous les jours. Mora se mit à rire. - Tu penses trop ! Sache que je n’ai pas toujours les réponses à toutes tes questions mais je vais tenter de te donner une explication. Tu as le cerveau des plus bouillonnants ! Je dirais que se sont des gens très croyants des mythes et des légendes, à l’esprit très ouvert sur tous les faits étranges pouvant se produire. Il est dit parfois, qu’ils ont été créés par les Dieux lorsqu’ils vivaient dans le Monde originel. Et qu’ils avaient pour fonction de les servir. - Je veux bien mais, cette histoire de séparation des neuf Clans, par exemple, elle doit avoir été oubliée par la plupart. - Tu te trompes, c’est une étape très importante de notre Histoire et sûrement encore très vivace dans toutes les mémoires. Tu ne peux pas imaginer comme les Humains ont laissé une trace profonde chez beaucoup des autres races. - Qu’ont-ils bien put faire pour mériter un tel honneur ? , fit-il amusé. - Des massacres, répondit Mora de manière sombre. Jordan ne savait plus quoi dire. - Euh… Mora ? Est-ce vrai ce que l’on raconte sur les Nains dans le Monde des Humains, demanda Kerine pour détourner la conversation. - Je ne sais pas, qu’est-ce donc ? - Et bien que les Nains sont des forgerons hors pair qui font d’excellentes armures, armes, etc… Que se sont des mineurs, experts dans l’extraction des matières les plus rares et les plus précieuses. - C’est vrai, ce sont eux qui ont confectionné le support servant pour la Larme du Dragon. - En quoi est faite cette baguette ? , questionna Jordan. - En argent elfique, peu de choses sont faites en cette matière, elle est très rare et sacrée pour notre peuple. Mais le composant lui permettant de lui donner tout son pouvoir est une larme de Dragon, celle du Dragon de l’oubli, Mirfenir. Les deux armes que je t’ai donné Kerine sont également faites en ce matériau, dans ton cas comme tu as pu le constater, elles te reviennent tout de suite en main quand tu les lances, mais dans le cas de la Larme du Dragon, la baguette reconnaît son maître, mais ne crois pas que le combat contre Kernan sera aisé, il utilisera tous les subterfuges pour obtenir la Larme du Dragon. - Mais, si la baguette ne répond qu’a moi comment va-t-il faire ? - Ça Jordan, je n’en sais rien, c’est pour cela que quand tu l’affronteras, il faudra que tu sois vigilant. - Mora a raison, on ne sait pas qui est ce Kernan et quels sont ses pouvoirs. - Bon, maintenant, j’espère que tu en sais assez pour apaiser, momentanément peut-être, ta curiosité dévorante. - Oui, merci. - Bien, donc nous pouvons alors accélérer le pas car sinon, vu à la vitesse où nous allons, nous ne serons à Minéa que demain. - Allons, Mora, n’exagères pas, souria Kerine. Le groupe accéléra donc la marche, car comme avait voulu l’exprimer Mora, les pertes de temps étaient un luxe qu’ils ne pouvaient pas se permettre. Pourtant, une demi-heure plus tard, l’Elfe les stoppa : - Il se passe quelque chose de bizarre, je sens que quelqu’un nous suit. Restons sur nos gardes ! Elle s’arrêta quelques instants, écoutant les bruits alentours, puis elle dit : - C’est bon, allons-y, ne restons pas ici, je sens que cette «mystérieuse ombre » est partie, mais je suis pratiquement sûre que cette personne ou cette chose reviendra. - As-tu une idée de qui cela peut être ? , demanda Kerine. - Peut-être quelqu’un d’ici… Mais qui ? A moins que… - A moins que… - Non, non, c’est impossible ! Venez ! Puis, ils repartirent et arrivèrent une heure plus tard, après avoir traversé des gorges où coulait un torrent de lave, à Minéa. Elle respectait à merveille la réputation de sa défunte aînée, Aquadora, c’était à la fois un spectacle d’une grande beauté et d’une atrocité apocalyptique, un mélange entre une ville antique aux couleurs flamboyantes, aux murs d’un blanc éclatant et de mines bruyantes, de volcans en éruption qui crachaient fumée et lave. La lave s’écoulaient dans des canaux qui manifestement étaient construits pour éviter que le crachat brûlant des volcans déferle sur la ville. Nos héros descendirent dans la vallée. À l’entrée de la cité, un Nain affûtait tranquillement sa hache, il leur demanda ce qui les amenaient ici. Mora lui répondit qu’ils étaient venus rencontrer les descendants de Vircus le Sage. Le soldat leur dit qu’ils trouveraient toutes les informations qu’ils souhaitaient, en ville. Cette fois, Jordan ne prononça pas un mot, peut-être de peur de recevoir la hache immédiatement dans le crâne si il ouvrait la bouche. Le Nain leur indiqua également l’emplacement d’une auberge où ils pouvaient descendre : « La taverne de la Pépite d’Or » (NDA : le nom parle de lui-même !), endroit presque fréquentable où ils seraient susceptibles de trouver une chambre. Arrivés à la taverne, ils demandèrent des chambres à l’aubergiste. - Combien en voulez-vous ? - Trois, répondit Mora - Vous savez, vous n’êtes pas le premier Elfe que je croise aujourd’hui. - Comment ça ? , fit-elle inquiète. - Et bien oui, une petite fille, elle m’a pris une chambre, gentille comme tout et comme vous, moizelle, elle n’est pas passée inaperçue, effectivement tous les yeux étaient braqués sur eux, vous la connaissez peut-être ? - J’ai bien peur que oui, quelle chambre ? - Voulez-vous que je vous y conduise ? - Oui, s’il vous plaît ! _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
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|  | | Lilly Elfe Assassin

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 | Sujet: Re: une ch'tite histoire Dim 4 Mar - 12:54 | |
| Elle semblait affolée, les deux autres se regardaient, ne comprenant pas. Le Nain les conduisit au 1er étage, il frappa à la porte d’une des chambres : - Moizelle ? C’est moi. La porte s’ouvrit et Nadja apparu dans l’encadrement. L’aubergiste demanda : - Vous vous connaissez ? - Oui, quelques petites choses à régler, répondit Mora. L’atmosphère était soudain devenue des plus orageuses. - Vraiment, moizelle, interrogea t’il Nadja. - Oui, laissez-nous. - Je reviendrai plus tard pour vous prévenir quand vos 3 chambres seront prêtes. - Merci, dit Mora et elle ferma la porte derrière elle. Jordan et Kerine, eux, étaient restés dans le couloir. À l’intérieur, Nadja reculait de crainte alors que sa sœur n’avait pas encore prononcé un mot, mais son regard en disait long. Puis, soudain, elle cria  Toi ! Qu’est-ce que tu fais là ? - Ça va être ma fête ! , pensa la petite Elfe, ben, je vous suis ou plutôt je vous précède. - Ne fais pas la maline ! Comment as-tu fais pour arriver ici avant nous et surtout comment savais-tu que nous viendrions ici ? - Au village, j’ai suivi votre conversation le soir, puis le lendemain matin j’ai pris un raccourci par un petit sentier dans la forêt… - QUOI ! Mais tu aurais pu te faire attaquer, tu es inconsciente ou quoi ? - Arrête de crier, ça ne sert à rien. Je peux continuer mon histoire ? Oui ou non ? Mora ravala un peu de sa colère et dit en soupirant : - Vas-y, je t’écoute. - Bon, après je suis arrivée au cercle de pierre et j’ai prononcé l’incantation. - Et comment l’as tu apprise ? - C’est grand-père qui me l’a enseigné, tu ne croyais tout de même pas être la seule à la connaître. Son aînée devint violette de rage. ( NDA : Bleu + Rouge = Violet !) - Ça va ! Ça va ! T’énerves pas, je continue, donc arrivée ici j’ai demandé mon chemin à un Gnome dans une petite cabane. Ce n’est qu’une fois grimpée dans les falaises, que je vous ai vu et tu m’as repéré donc j’ai fui vers la ville. Dans l’auberge, j’ai pris une chambre et j’ai attendu bien sagement que vous arriviez. Voilà !, fit-elle satisfaite. - Et Papa, et Maman ? Tu y as pensé ? Ils vont être morts d’inquiétude. - Mais pour toi aussi, ils sont inquiets. - Moi, au moins, ils savent que je suis partie et je suis chargée d’une mission contrairement à toi. - Je suis ici ! Je reste ! Et elle s’asseya, les jambes en tailleur et les bras croisés, sur le lit. De toute manière, je pense que tu ne me ramèneras pas au village, ça ne ferait que ralentir l’expédition. Mora poussa un énorme soupir et se dirigea vers la porte. Manifestement, elle ne pouvait rien lui dire. Mais avant qu’elle ne la franchisse, Nadja crut bon d’ajouter : - Puis de toute façon, comme ça j’en profiterai pour améliorer la technique de Jordan et peut-être que cela lui évitera des blessures trop graves. La main de l’autre Elfe se crispa sur la poignée, elle ouvrit la porte avec violence, sortit, puis la claqua derrière elle. Elle dit, sur un ton enragé, à Jordan et Kerine : - Elle m’énerve, je vais me la faire ! Puis elle descendit. Ses deux compagnons se regardaient, étonnés. Jamais ils ne l’avaient vu dans un tel état, elle qui gardait toujours son sang-froid jusqu’à présent… Jordan descendit également, pour la rejoindre, laissant Kerine seule. Elle entra, alors, dans la chambre de l’imprudente petite Elfe : - Salut Nadja ! Tu te souviens de moi ? - Bien sûr, tu es l’amie que Mora a ramené de l’autre Monde, Kerine, je crois. Es-tu venue, toi aussi, pour me sermonner ? - Non juste te dire que tu devrais faire tes excuses à Mora. - Et pourquoi ? - Tu as eut tort de t’énerver, elle veut juste te protéger. - Je n’ai pas besoin de protection, je suis assez grande pour me défendre toute seule, en plus j’en ai assez d’attendre son retour. Appelle cela le sixième sens, mais je sens bien qu’elle est impliquée dans une quête pas comme les autres, d’ailleurs je ne sais pas vraiment de quoi il s’agit, mais si elle venait à mourir et si je ne pouvais plus la revoir, je m’en voudrais. - Ne crois-tu pas que ta sœur pense la même chose ? - Si, je pense… mais j’ai horriblement peur que cela soit mortel ! Dis-moi, est-ce que cela a un rapport avec Jordan ? - C’est à ta sœur qu’il faut le demander. Mais, il y a une raison si Mora ne voulait pas que tu viennes. - Mais maintenant que j’y suis, j’y reste. Kerine la regardait avec un visage dépourvu de toutes émotions, elle lui répondit d’une voix calme et glaciale : - Je sais que je ne vivrais jamais un cinquantième de ton existence, mais laisse-moi te donner conseil. Avant de te lancer dans cette aventure, de te battre et de peut-être mourir, demande à Mora pourquoi tu marcheras et tu risqueras ton avenir car ceci n’est pas un jeu. Une dernière chose avant de quitter cette chambre, si tu en réchappes, tu auras perdu l’innocence qui faisait de toi une enfant. Les mots de la jeune fille, tranchants tel un poignard, avaient transpercé avec une grande dextérité le cœur de Nadja qui la regarda sortir sans un mot. De son côté, lorsque Jordan descendit, il trouva Mora, assise à une table avec une chope. Tous les clients la regardaient, sans doute n’avaient-ils jamais imaginé qu’un Elfe puisse boire de la bière. - Tu bois de l’alcool maintenant ? - Non, c’est la première fois. - Et comment vas-tu la payer cette chope ? - Pareil que les chambres. - C’est à dire… - J’ai amené avec moi des objets elfiques, je vais les revendre. Cela nous permettra sûrement de couvrir tous nos frais. - Je vois… - Que veux-tu Jordan ? - Moi ? Rien. Juste passé du temps avec toi. - Tu viens me parler de Nadja, c’est ça ? , fit-elle amèrement. - Mora, il faut que tu comprennes qu’elle est inquiète pour toi. - Et tu crois peut-être que je ne suis pas inquiète pour elle ? De la savoir là me fais peur. - Je suis sûr qu’elle n’a besoin de tant de protection que ça. - Qu’en sais-tu ? Tu ne la connais que depuis environ une semaine. - Eh ! C’est elle qui m’a entraîner, si tu ne t’en souviens pas, moi si ! D’ailleurs, ne rappelles-tu pas m’avoir dit un truc du genre : « Tu verras, Nadja va t’étonner », enfin quelque chose comme ça. - D’abord, je ne te parlais pas de ça et ensuite j’ai dit : « Tu verras, sa façon d’enseigner est des plus singulières », répondit-elle en riant, c’est vrai qu’elle a du cran de venir nous rejoindre seule. - Et bien, va lui dire ! - Je ne sais pas, penses-tu vraiment qu’elle a raison ? Il aurait été mieux qu’elle ne vienne pas. - Est-ce que cela a un rapport avec ce qui s’est passé dans la forêt ? - Que veux-tu dire ? - Je ne sais pas si tu te souviens que je t’ai dit que j’avais perdu mes parents mais il m’est facile de reconnaître quelqu’un qui a perdu un être proche. - Je… je ne vois pas de quoi tu parles, dit-elle, plongeant son regard dans la chope. - Bon, donc je ne vais pas insister. J’espère que tu parleras à ta sœur. Il s’apprêtait à partir quand Mora dit : - Non, reste. Jordan se rassit. - Je vais tout te dire, ça s’est produit avant ma naissance. - Qui est mort ? - Ma sœur aînée. Tu ne le sais pas mais chez nous, les possibilités de procréer sont limitées. Plus d’une centaine d’années s’écoule entre chaque enfant et quand un enfant est amené à mourir, c’est un drame pour l’ensemble de la communauté et sa perte est irremplaçable. - Que s’est il passé ? - A cette époque, ma mère était enceinte de moi. Un jour où elle l’avait emmené à la rivière, elle a échappé à sa surveillance et est partie seule dans la forêt. Tout de suite, ils sont partis à sa recherche mais ils ne l’ont retrouvé que quatre jours plus tard, pendue à un arbre comme un vulgaire quartier de viande, en train de pourrir, livrée aux charognards. Les Drows l’avaient tué, son visage était broyé. Ils n’ont put la reconnaître que grâce au bracelet qu’elle portait à ce moment là. Peux-tu imaginer l’horreur pour ceux qui ont vu cela ? - C’est vrai, je ne trouve pas les mots pour le qualifier, c’est abominable ce que tu me racontes là. Quel âge avait-elle ? - Même pas 200 ans (L’apparence d’un enfant de 3½ ans). J’ai vécu toute mon enfance avec l’ombre de cette sœur que je n’ai jamais connue. Puis avec la naissance de Nadja, le spectre de Rin’in s’est évanoui. Elle ne connaît même pas son existence. Peux-tu comprendre maintenant ? - Pourquoi ne lui en parles-tu pas ? Je suis sûr que ça l’aiderait à saisir ta réaction. Mais, dis-moi, pourquoi es-tu pour une «coexistence pacifique » avec les Elfes Noirs, alors ? - Justement, les chasser et les tuer serait s’abaisser à leur sauvagerie. - Je ne te comprends pas. - C’est pas grave, merci Jordan. - Pourquoi ? - De m’avoir écouté. - Profites-en, le service est gratuit et utilisable 24h/24h. Mora était amusée par la fraîcheur du jeune homme qui lui était réconfortante. Puis, elle lui dit : - Et ton épaule, comment va t’elle ? - C’est encore un peu douloureux, mais ça va. - Tu passeras dans ma chambre tout à l’heure, pour que je puisse te faire un pansement plus correct. - Je le trouve très bien, je n’aurais pas fait mieux. L’Elfe lui sourit. - Tu es bête ! - Bon, il va falloir que je te laisse pour que tu puisses régler tes affaires de famille, mais avant une dernière petite question. - Tu n’es donc jamais fatigué de ta curiosité ? Vas-y, je t’écoute. - Lors de la première fois où tu es apparue dans mon rêve, pourquoi cela m’a t’il fait autant souffrir ? - Lors de la première fois ? Je ne me suis projeté qu’une seule fois astralement, si on le fait à plusieurs reprises sur la même personne, on risquerait d’affaiblir son esprit ainsi que le nôtre. Que t’ai-je dit lors de cette première fois ? - Rien, j’ai dut me tromper, oublies… Va plutôt rejoindre ta sœur. - Oui, et elle s’en alla. Pourtant, elle ne pouvait pas s’empêcher de penser aux dernières paroles de Jordan. Comment avait-il put la voir deux fois ? C’était impossible. Quelque chose de bizarre se passait, bien au-delà de sa propre volonté, mais quoi ? Jordan, lui, resta assit immobile, plongé dans ses pensées, environ une minute après l’aubergiste vint le voir : - Votre chambre est prête. Il sursauta. - Euh…Merci. - Avez-vous besoin d’autre chose ? - Non, … ah si ! Vous n’auriez pas vu la jeune fille qui était avec moi ? - Laquelle ? - L’Humaine. - Je pense l’avoir vu dehors. - Merci, le jeune homme se leva et sortit. Effectivement Kerine était assise sur les marches du perron, les yeux perdus dans le lointain. _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
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|  | | Lilly Elfe Assassin

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 | Sujet: Re: une ch'tite histoire Dim 4 Mar - 12:56 | |
| - T’as le cafard ? - Ah, c’est toi ! Tu m’as fait peur. - Regretterais-tu notre Monde ? - Absolument pas. - Tu… tu voulais peut-être, être seule ? - Comment pourrais-je le vouloir ? Je le suis déjà. - Pourquoi, dis-tu ça ? - Parce que c’est vrai. - Que fais-tu de Mora et moi ? En plus, tu as maintenant Nadja. Malgré les apparences, c’est une brave petite. - Je sais, peut-être est-ce ma mutation, je ne sais pas très bien. Mais, elle a tendance à me peser lourd sur la conscience. Sans cesse, à chaque fois que je me croise dans un miroir je ne vois qu’un monstre ! - Décidément ! C’est la soirée ! Ne dis pas bêtises ! Je vois chez toi aucune difformité majeure, juste une très belle jeune fille. - C’est un bien doux mensonge, je serais presque tenter de te croire, mais la monstruosité n’est pas forcément visible, elle peut se trouver à l’intérieur. Quand tu vois ta mère, à 6 ans, se faire emmener et que tu es livrée à toi-même, tu te pose éternellement la question de ce que tu aurais put faire pour l’éviter. Puis, à 14 ans, quand c’est toi qui te fais traquer comme une bête sauvage, tu te demandes si tu as encore un petit quelque chose qui fait de toi un être Humain. Tu vois, ce soir encore, j’ai l’impression de sentir les aiguilles des robots se planter dans ma moelle épinière. Chaque nuit, je ne peux trouver le sommeil, car je les revois m’injecter des produits provoquant des douleurs atroces ou bien encore tester ma résistance articulaire, et mon cœur se serre. J’aurai tout donner pour mourir à ce moment là et que ça s’arrête. Tu sais, certaines blessures ne cicatrisent jamais. - Je comprends ce que tu ressens, mais cela ne sert à rien d’y penser. Dis-moi, pourquoi es-tu venue ? - Peut-être que pour toi, il y aura un billet retour pour ton Monde, que moi, c’est un aller simple. Si je ne meure pas, après cette aventure j’irai vivre avec Mora. - Pourquoi dis-tu cela, c’est ton Monde après tout. - N’as tu pas une petite idée ? A l’heure qu’il est, je dois être recherchée. Que toi, tu es quelqu’un d’important. - Le Monde est grand, tu ne seras pas obliger de retourner d’où tu viens. - Oui, mais un pauvre reste un pauvre et un riche, un riche. De plus, j’en ai marre de manger de la nourriture venue d’usines, marre de cette atmosphère polluée, marre de ces inégalités qui font de gens comme moi des moins que rien, marre de cette cupidité humaine, en bref, j’en ai marre de ce Monde qui décide qui sera heureux ou non. Je sais au moins une chose, si je vais vivre avec Mora, je serai traitée comme un être vivant à part entière même si je ne suis pas de la même race. Jordan soupira car il savait qu’elle avait raison, il dit : - Allez, viens Kerine. Il doit commencer à être tard et je suis sûr que Mora nous a encore concocté une rude journée, demain. - Tu as raison. Ils se levèrent et rentrèrent à la taverne. L’aubergiste leur indiqua leur chambre et ils se dirent à demain. Avant de dormir, Mora changea le pansement de Jordan, puis, à peine couché, il plongea dans le sommeil. La nuit passa et le jour parut. Un soleil rouge naquit dans un ciel bleu azur encore parsemé d’étoiles. Mora fut la première levée, suivit de près par Nadja. Les deux Elfes se chargèrent ensuite de réveiller le reste du groupe. Jordan, en voyant le visage de la petite fille, sauta de son lit de frayeur, se croyant retourné à l’entraînement. Une fois prêts, ils se réunirent pour manger en bas. L’aubergiste s’approcha et dit : - Comme vous me l’avez demandé, j’ai trouvé une boutique pouvant prendre vos objets elfiques et quelqu’un pouvant vous mener à l’endroit où vivent les descendants de Vircus le Sage. Son nom est Vodril, il vous attendra devant l’auberge, au milieu de l’après-midi. D’ailleurs, c’est lui là-bas. Effectivement, un Nain était adossé au zinc, riant bruyamment en buvant bière sur bière. Quand, ils eurent fini, ils sortirent et se dirigèrent vers l’échoppe indiquée par l’aubergiste. Sur la porte était écrit : « Ici, vente d’armes, de pioches, de pelles et d’articles spéciaux. Si vous n’avez pas d’or, passez votre chemin ». Mora entra, suivie des autres. Un Nain à la barbe blonde s’approcha, un sourire carnassier sur les lèvres. - Bien le bonjour fiers étrangers, c’est un honneur que vous ayez choisi la boutique de Godrik pour y faire vos achats. Vous avez bien raison d’ailleurs, car tous mes articles sont de qualité. Que penseriez-vous de cette superbe hache, avec une arme pareille vos frappes sont d’une précision I-NE-GA-LA-BLE, et vous tuez à tous les coups (garanti sur facture). C’est ce qu’il vous faut, je vois en vous des professionnels aguerris. A moins que vous vouliez une pioche ou une pelle, c’est vrai que mes articles sont de qualité. ET-VOUS-AVEZ-BIEN-RAISON, l’extraction rapporte énormément de nos jours. Alors, que voulez-vous ? - Euh… en fait, nous sommes là pour vous vendre des objets, dit Mora. - Ah…, répondit-il déçu. Allez-y montrez-moi. L’Elfe sortit de sa besace des bracelets et des colliers de bois, sculptés avec une grande finesse, des étoffes brodées, ainsi que deux broches et un bandeau, de Mitril. A leur vue, le visage du commerçant s’éclaira et il dit : - Hélas, très chers mais infortunée clients, vos objets n’ont aucune valeur. Si je les prends, cela sera presque par charité. Je vous donne 7 pépites pour les colliers et les bracelets de bois, 10 pépites pour les étoffes et 20 pépites pour ces vieilles broches et le bandeau. Ce qui donne un total de 37 pépites. Vous ne pourrez guère en tirer plus. - Et moi, je pense que ça vaut au moins 700 pépites. Les broches et le bandeau sont en Mitril. - Ah bon, fit-il innocemment. - Oui. - A la limite, je peux vous en donner 400 pépites. - 675. - 450. - 673. - 500, c’est mon dernier mot. - 670. - 575. - 665. - 600, c’est bien 600. - 625. - 650. - Marché conclu. - Aahrg ! Je me suis fait berner, par un Elfe en plus ! - Pas de discrimination, s’il vous plaît, et donnez-moi l’argent. Il lui tendit une bourse. Mora l’ouvrit et compta. - Excusez-moi, mais je préfère vérifier, dit-elle. - Vous n’auriez pas du Sang Nain dans les veines ? - Qui sait ? Il manque 50 pépites. Le Nain grogna et les lui tendit à contrecœur. - Merci, vous êtes trop aimable. Ce fut un plaisir de faire des affaires avec vous. Puis ils sortirent. - Bravo, s’exclama Jordan, tu as été formidable ! - Oui, tu as été très bien, lui dit Kerine. - Merci. - Où as-tu appris à négocier comme ça ? , demanda sa petite sœur. - Je ne sais pas, ça m’est venu comme ça. Etant bien trop tôt pour rejoindre Vodril, bien qu’ils se doutaient où le trouver, ils consacrèrent le reste du temps dont ils disposaient à visiter Minéa (NDA : Ce que l’on pourrait associer à du tourisme). Puis, vers midi, ils rentrèrent à l’auberge pour y manger une dernière fois et régler la note. Ensuite, ils attendirent que le Nain finisse son énième bière et qu’il quitte le zinc pour le rejoindre. _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
Dernière édition par le Ven 27 Juil - 16:35, édité 1 fois |
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