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Lilly Elfe Assassin

Nombre de messages: 1070 Age: 21 Localisation: Jamais très loin Date d'inscription: 29/09/2006
 | Sujet: Re: une ch'tite histoire Jeu 2 Aoû - 21:51 | |
| XVI- La perle du Dragon La compagnie passa à travers et se retrouva sur un banc de sable face à une mer calme. L’air était un peu frais en raison d’une légère brise. Un Soleil éblouissant siégeait dans un ciel d’un bleu azuréen et sans nuages. Les amis avaient du mal à croire à un tel calme environnant, le cliquetis des vagues sur le sable et … les mouettes (ce qui semblait le plus surprenant !). - C’est vraiment le délire le plus complet ! , dit Kerine déconcertée comme l’ensemble du groupe. - Ça tu l’as dit ! , lui répondit Jordan. - On ne sait plus à quoi se fier, on est passé en un instant, d’un endroit à la chaleur presque étouffante… - Presque ? , pensa le reste du groupe. - … à un Monde à l’humidité plutôt douteuse, s’exclama Karlep, on sentait comme une pointe de regret dans sa voix. - Que faisons-nous maintenant ? , demanda le jeune Humain. - Il y avait un Dragon Gardien dans l’Élément Feu, donc il y en a forcément un ici ! , intervint Mora. - Je veux bien, mais où ? - Je ne sais pas ! - Ben… euh ! , se contenta de dire le Nain. Tous se regardaient sans rien dire, dénués d’une quelconque idée à soumettre, quand soudain Karlep fit timidement : - On va pas rester ici pour toujours non plus ? Il va bien falloir qu’on fasse quelque chose. Un Dragon, c’est une grosse bête tout de même. En explorant les alentours, on va bien finir par tomber dessus. - Tu as raison, s’exclama Mora qui partie alors comme une fusée, sous le regard médusé des autres. - De… que quoi ? , s’interrogea le Nain, mais qu’est ce que j’ai dit ? Mora, mais où allons-nous ? , cria t’il à l’Elfe qui s’éloignait de plus en plus, alors que le reste du groupe était resté là. - Chercher le Dragon ! , fit elle. - Euh… elle part sans nous là ? , demanda Katana. - Elle est complètement partie, oui ! , s’exclama Jordan. - Hé ! Mora ! Attends nous ! , hurla Kerine. Et tous se mirent à lui courir derrière. - Mais, euh… Mora, écoute-moi, s’il te plaît. Je disais cela comme ça, avant qu’on ait fouillé chaque parcelle de cet endroit, les Mondes auront largement le temps d’être détruits, tu t’en rends compte tout de même ? Je suis sûr que c’est immense ici, sois raisonnable. - Là, il lui en demande de trop, pensa le jeune homme. - Oui, mais comme tu as dit, on va pas rester le restant de nos jours ici. - J’aurai mieux fait de me taire, pensa Karlep. - Elle est complètement folle ! , se dit Jordan. Ils continuèrent à marcher le long des falaises qui bordaient le banc de sable. Au-delà de l’horizon qui peu de temps avant, ne leur semblait être qu’une plage à perte de vue, ils virent des récifs se dressant soudain, rendant la mer houleuse et bien plus vivante qu’elle ne l’était quelques mètres avant. Ils allaient s’engager sur le chemin sablonneux qui séparait le brisant rocailleux, des falaises qui se dressaient, tel un mur. Soudain des pierres tombèrent, alors qu’ils s’avançaient. Cela les stoppa net. - Euh… Mora, tu veux quand même pas qu’on y aille, c’est de la folie pure et simple ! , déclara Jordan. - Et tu veux qu’on aille par où ? Hein ? Vas-y, je t’écoute ? Tu veux peut-être y aller à la nage ? , lui répondit elle vivement. - Euh… ok, alors pars là ! , fit-il intimidé devant la réaction de l’Elfe. De toute manière, ça ne m’indique rien qui vaille, finit-il par bougonner. - En plus moi, l’eau, ça me rend nerveux, ajouta Karlep. - Vu le nombre limité de choix que nous avons, c’est sûr que ça ne nous donne pas beaucoup l’occasion de trouver une autre alternative, constata Katana. - De toute manière, fit Mora, je sais pas pour vous mais j’ai le sentiment que c’est par ici. - Facile quand il n’y a qu’un chemin ! , pensa Jordan, disons, que cela ne m’empêche pas d’avoir un mauvais pressentiment. - Je sais, moi aussi, soupira t’elle lassée. - Alors, comment allons-nous faire ? Nous n’allons tout de même pas rester ici ? , dit Kerine. - Bien sûr que non, soupira t’elle de nouveau, davantage lassée. - Je vais y aller alors, en tant qu’éclaireur. - Je ne peux pas te permettre de courir ce risque, lui répondit Mora. - Mora, laisses-moi faire ! , supplia t’elle. Tu me connais, voyons. Tu sais très bien que je trouve toujours un moyen de m’en sortir quoiqu’il arrive. Aies confiance en moi, je t’en prie ! L’Elfe eut une grimace de réprobation, puis lâcha à contre cœur : - D’accord, mais fais attention. - Tu ne le regretteras pas ! - Je l’espère. Kerine s’engagea d’un pas hésitant comme testant la résistance du sol. Elle s’avançait lentement mais sûrement. Rien pour l’instant. Arrivée à mi-chemin, elle se retourna pour observer les autres. Ce fut à ce moment qu’un bruit se fit entendre et que les récifs se rapprochèrent, venant s’écraser sur les falaises. Elle les regardait sans bouger et bientôt, elle disparut. La voie était close. - KERINE ! , cria Mora. Son nom résonna et s’éleva dans les airs, sans aucune réponse de la part de la jeune fille. Tous semblaient pétrifiés d’horreur. Ils avaient du mal à croire que leur amie s’était laissée tuée comme ça, sans rien faire, écrasée contre les rochers. C’était si brutal, elle qui avait tant insisté pour y aller… Se doutait-elle de ce qui se passerait ? Elle ne semblait aucunement surprise. Tenait-elle vraiment à disparaître ainsi ? - Pourquoi…pourquoi ? Je n’aurais jamais dû lui permettre… elle m’avait promis. C’était la première fois qu’ils voyaient l’Elfe qui commençait pleurer. Elle était écroulée sur le sol et versait des chaudes larmes sur le chemin sablonneux. - Ne t’inquiète pas Mora, rien n’est encore perdu ! , dit Jordan qui aurait voulu croire à ses propres paroles. - Tout ça c’est de ma faute… - Mora, Jordan a raison, fit Katana, attendons un peu, il faut lui faire confiance. - Tu… tu crois ce que tu dis ? - Oui, mais le félin prononçait ces mots sans véritable conviction, le pire étant, qu’il donnait peut-être de faux espoirs à son amie. Tous se mirent alors à regarder les récifs s’écarter de nouveau, un silence de mort régnait, on n’entendait maintenant qu’un léger clapotis de vagues se jetant sur le banc de sable. Une fois le passage rouvert, ils ne virent rien, pas de corps. Où était-elle ? Puis, soudain, une voix se fit entendre. - Ohé ! Ohé ! En bas ! Je suis là ! - KERINE ! , hurlèrent ses compagnons soulagés devant cette apparition qui provoquait chez eux une énorme joie et un immense soulagement. - Il y a un passage dans les falaises, au niveau d’où je m’étais arrêtée. Les autres ne se firent pas prier et se précipitèrent à leur tour comme pour Kerine, les récifs se rapprochèrent tenant de les prendre en sandwich. Nos héros entrèrent dans un passage creusé dans les récifs, une fois celui-ci à leur portée. Après avoir déambulé à l’intérieur du bloc rocheux, ils se sentirent tour à tour comme aspirés et se retrouvèrent soudain au sommet des falaises, là, ils virent Kerine, plus resplendissante que jamais, à la lumière des rayons du Soleil. - Ouf ! J’avais peur que vous n’y arriviez pas, et elle se mit à rire. - Kerine, ça va ? , demanda Jordan inquiet par son attitude joyeuse. - Oui, très bien. La vue est magnifique d’ici. - Tu vas vraiment nous tuer à nous faire des frayeurs pareilles ! , fit Mora. - C’est vrai que cette fois, j’ai crut que c’était la bonne, mais quand j’ai vu ce passage, je me suis précipitée dedans et je me suis retrouvée ici ! - Tu aurais vraiment put te faire tuer cette fois, lui reprocha Jordan, qu’est ce qui te pousse à risquer ta vie comme ça ? La jeune fille ne répondit rien, visiblement gênée et elle devint rouge comme une pivoine. - Kerine, tu as remarqué un moyen de descendre de l’autre côté ? , intervint Mora, voyant son amie dans une situation délicate. - Oui, je pense vu qu’un escalier est creusé dans la falaise, fit-elle en pointant du doigt la direction opposée d’où ils venaient. La troupe s’approcha du bord. L’escalier était abrupt. - Ça va vraiment être une partie de rigolade ! , s’exclama Jordan. Personne ne prêta attention à la remarque du jeune homme et tous s’engagèrent sur le passage, contre toute attente c’était Gimy qui s’en sortait le mieux en descendant la tête la première. Katana, lui, bondissait avec agilité, il arriva sans mal en bas. Il était suivi de près par Kerine, puis, Mora. Jordan et Karlep n’appréciaient guère de descendre ce sentier abrupt. Mais tous arrivèrent en bas sains et saufs (Le principal !). De nouveau des plages à perte de vue se présentaient devant eux et ils se retrouvaient comme précédemment, avec des falaises faisaient mur à leur droite. 10 mins plus tard… Une grotte se trouvait dans la paroi. - Dites, on prend les paris ? Sûr à 200 % que le gros lézard est à l’intérieur. L’Elfe ignora la remarque du jeune homme et dis : - Entrons. Elle fit ensuite signe à l’Humain de se taire et ajouta : - Jordan… ne t’avises même pas d’avoir une pensée stupide, sinon, je t’étripe. A l’intérieur, l’atmosphère était des plus humides et il régnait une faible luminosité qui ne rassurait en rien nos héros. - Vu l’obscurité, comment être sûr qu’il y a un Dragon, ici ? Parce que personnellement, je ne vois rien. - Cela ne coûte rien de visiter, disons que c’est une éventualité, lui répondit Mora. _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
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|  | | Lilly Elfe Assassin

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 | Sujet: Re: une ch'tite histoire Jeu 2 Aoû - 21:52 | |
| Soudain, un grognement sourd se fit entendre et une forme gigantesque se mit à bouger. Celle-ci sortit de la grotte. - De plus, elle vient de se vérifier, pensa l’Elfe, venez, il faut le suivre. - Il faut le suivre, il faut le suivre, elle est marrante ! Et si il s’est envolé, on fait comment ? Elle a des ailes dans sa besace, peut-être ? , se dit Jordan. Nos compagnons se précipitèrent donc dehors pour se retrouver nez à nez avec un Dragon aux écailles grises. Il les regarda tour à tour, puis dit : - Venez, ne craigniez rien, vous pouvez approcher. Je ne vais pas vous mordre. - Ouais mais quand même, pensa le jeune homme. Ils sortirent donc entièrement de la grotte, avec prudence. - Qu’est-ce qui vous amène ici ? Est-ce notre sagesse ou poursuivez-vous un autre but ? Mora commença alors à lui raconter toute leur aventure, comme au Dragon précédent. - Votre quête est noble et d’une grande importance… - Peut-être va t’il nous remettre le Cristal ? , fit Jordan pleins d’espoirs. - Chut, tais-toi ! , lui ordonna Mora. - … mais, contre ce que vous désirez, il me faut quelque chose en échange ! - Que pouvons-nous faire ? , demanda l’Elfe. - Ma perle a été volée par les Ondines, je voudrais que vous la récupériez. - Des Ondines ? , fit le jeune homme. - Des Fées des Eaux, lui répondit le Dragon. - Qu’est-ce que des Fées des Eaux viennent faire ici ? , intervint Karlep. - Les Ondines sont des esprits élémentaux de l’Eau, il est donc normal d’en trouver ici. Ce qui est étrange, c’est que depuis quelque temps, elles n’hésitent plus à quitter les eaux pour voler des perles ou autres trésors marins. Mis à part que là, c’est une perle auquel je tiens beaucoup qui a été dérobée. - Si c’est le prix de notre passage, nous la récupérerons, dit Mora, mais si je ne suis pas trop indiscrète, qu’a t’elle de spéciale ? - Vous la reconnaîtrez facilement, elle est rose nacrée avec des marbrures noires, et il disparut dans la grotte. - Il n’a même pas répondu à ma question. - C’est vrai, à mon avis, ça cache quelque chose, fit Jordan, c’est d’ailleurs étrange qu’un Dragon n’arrive pas à faire fasse à des Fées des Eaux. - Je suis tout à fait d’accord avec toi, c’est curieux, en effet, lui répondit l’Elfe songeuse. Le jeune homme regardait maintenant l’onde bleue, l’air gêné. - Jordan ? Ça ne va pas ? - Puis-je te poser une question ? - Euh… oui ? Qu’a t’il à me demander encore ? - Les Fées des Eaux, ça habite bien dans l’eau ? N’est-ce pas ? - Oui, pourquoi ? Où veut-il en venir ? - Que je sache, aucun de nous n’est amphibie, alors comment allons-nous faire pour récupérer la perle ? Je suppose qu’elle est là-dessous. - Je le pense également, mais ce qui te semble un problème, n’en sera pas un… - Elle me prend pour un débile ? - … j’ai une plante avec moi qui permet de rendre l’eau «respirable ». Ses effets durent trois heures, cela devrait nous laisser un temps suffisant pour la récupérer. Puis, elle se mit à fouiller dans sa besace, mais ne semblait pas trouver. - Ça alors, c’est fort ! Où sont-elles ? J’étais sûre de les avoir, s’exclama t’elle. - Cela ne serait pas des herbes assemblées en une forme de bulbe, demanda Karlep. - Si, pourquoi ? Tu les as vu ? - Je crois que oui, fit-il gêné, je les ai fumé. - Quoi ? Mais, quand ? - Le soir avant que nous pénétrions dans la Forêt de l’Impossible. - Non ! Mais dites-moi que c’est pas vrai ! Comment as-tu osez ? , hurla Mora. Parmi toutes les herbes et les plantes, il a fallu que tu fumes celles-ci ! de Nain, comment allons-nous faire maintenant ? Hein ? Les autres étaient transis de peur. Mora n’était jamais entrée dans une telle colère (NDA : Sauf peut-être quand elle a découvert de Nadja les avait suivi dans le Monde de Nains) et elle était justifiée. Ses joues bleues avaient pris une teinte rouge-rosée (NDA : On avait passé le stade du violet, c’est dire le degré d’énervement !) - Il va falloir faire sans ! , constata Jordan. - Faire sans ! T’en as de bonnes ! Le problème, c’est que sans cette plante, la personne qui ira, sera sûre de mourir. - Y a t’il au moins une chance de s’en sortir ? - Oui, si on considère qu’une chance sur mille est une probabilité honorable pour risquer sa vie. - Je veux bien y aller, dit Kerine. - Non merci, on a eut notre compte d’émotions avec toi, lui répondit sèchement Mora. - J’aurais proposé au moins…, soupira t’elle. - Je te préviens, je refuse d’y aller ! , intervint Karlep. - Ça va de soit, bien que cela soit de ta faute, nous n’allons pas t’envoyer à une mort certaine, sachant que les Nains ne savent pas nager. - Tu ne sais pas nager ? , fit Jordan amusé. - Oui, bon, ça va ! - Bon, récapitulons, réfléchit l’Elfe, Gimy, Katana et Karlep ne peuvent pas y aller, je refuse catégoriquement que Kerine prenne ce risque, je trouve qu’elle a tendance à trop souvent appeler la Mort, en ce moment. Donc, en conclusion, il ne reste plus que toi et moi, Jordan. Le jeune homme soupira. - C’est bon, t’inquiètes pas, tu peux rester ici, je vais plonger, dit-il en soupirant de nouveau, ça changera de d’habitude, quand je passe mon temps à regarder et puis, ça me fera de l’exercice ! - Mais… - Je sais ce que tu vas me dire, la coupa t’il, que ça peut être dangereux, mais de toute manière ça l’est depuis le début, ce n’est pas maintenant que ça changera. Non ? - Dans un sens, tu as raison, mais ta vie reste plus importante que la mienne. - Tu peux dire ce que tu veux, j’irai. Et puis, c’est pas mieux, qui nous guidera, si t’es plus là ? - Tête de mule ! Jordan, enleva ses bottes, sa cape, sa cotte de maille et son arme, puis plongea. - Elle est plutôt bonne ! , s’exclama t’il sarcastiquement, un vrai plaisir. - Tu ne pourrais pas être sérieux dans une situation pareille. - Justement non. Bon, à tout à l’heure. Si vous ne me voyez pas remonter, ne soyez pas catastrophés, laisse-moi le temps de revenir, fit-il en fixant Mora. Je ne suis pas qui tu sais !, et il plongea. Tous comprirent sauf Kerine. _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
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|  | | Lilly Elfe Assassin

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 | Sujet: Re: une ch'tite histoire Jeu 16 Aoû - 18:33 | |
| XVII- Les Ondines Jordan nageait de façon régulière vers le fond. Il faisait de plus en plus sombre et bientôt le jeune homme ne voyait plus où il se dirigeait, le souffle commençait d’ailleurs à lui manquer, il était temps pour lui de remonter. C’est alors que quelque chose l’agrippa par le pied. Il se débattait comme il pouvait mais rien n’y faisait, il restait coincé. - Il faut que je remonte, vite ! Il sentait que ses poumons allaient éclater, mais il ne voulait pas mourir, pas maintenant, pas comme ça. Sortant de l’obscurité de l’onde, des formes frêles, mouvantes, aux gestes agiles, s’approchèrent. Jusqu’à ce qu’il les voit de ses propres yeux, les Fées des Eaux. - Il est mignon, tu ne trouves pas ? , fit l’une. - C’est vrai que ça nous change de ce qu’on voit d’habitude ici ! , répondit une autre. - C’est pas vrai ! , pensa le jeune homme, où suis-je tombé ? - Bon, les filles, allez-vous arrêter de l’admirer et vous décider ? , demanda une troisième qui semblait perdre patience à entendre les réflexions des deux autres. Vous le prenez ou pas ? Parce qu’il va pas retenir son souffle éternellement. - C’est vrai ! - Attends… je réfléchis, lui dit la première. - Surtout pas trop vite, je risque juste de me noyer, c’est tout ! Puis il ferma les yeux. - Que quelqu’un vienne m’aider ! Par pitié ! - Et voilà ! Il est en train de rendre l’âme. - Bon d’accord, je le prends ! L’Ondine pressa ses lèvres contre celles de Jordan lui redonnant par ce moyen de l’air, pendant que les autres le libéraient de son piège. Les deux le prirent, chacune par un bras et en quelques battements de palmes, elles l’emportèrent. Il avait l’impression que la résistance de l’eau n’avait plus aucune prise sur lui, tellement leurs déplacements étaient aisés. La troisième l’enlaçait, jambes autour de la taille et bras autour du cou. Elle l’embrassait régulièrement, lui donnant ainsi l’oxygène qu’elle avait capté dans l’eau. Elle semblait d’ailleurs y prendre goût, car chaque baiser devenait plus audacieux et langoureux. Jordan subissait, tenant à rester en vie. Ils arrivèrent bientôt à ce qu’on aurait put appeler un château, assemblage de matériaux sous-marin tel que du sable, des coquillages géants ou bien différents coraux. Ils passèrent la porte d’entrée l’eau avait laissé place à de l’air respirable. Pourtant, ça n’empêcha pas l’Ondine d’être restée pendue au cou de Jordan. - Euh ! … Mademoiselle… vous pouvez me laisser maintenant. - Ah bon ? , fit-elle déçue, si vous n’avez plus besoin de moi… on se revoit tout à l’heure, d’accord ? , et elle l’embrassa une dernière fois en lui serrant le cou tellement fort qu’il avait l’impression qu’elle aurait put lui rompre sans peine. Alors, s’était comment ? - Humide. - Humide ? !, répéta t’elle excitée, il a dit humide ! Whouah ! , puis elle s’éloigna. - A mon avis dans le crâne, y a pas grand chose d’autre que de la flotte ! A peine remit de ses émotions, deux Ondines le prirent par un bras (NDA : décidément ça devenait une habitude !) et l’entraînant à travers de multiples couloirs recouverts de coquillages plus beaux les uns que les autres, jusqu’à ce qu’ils arrivèrent devant de grandes portes. Jordan se stoppa, mais les demoiselles le tirèrent à lui déboîter des épaules, en disant : - Venez ! Venez ! Suivez-nous ! Et ils entrèrent. A l’intérieur, tout était richement décoré et couvert de multiples objets en or, directement incorporés dans les murs. Une superbe Ondine, parée de perles et de coquillages s’approcha de lui. - Sois le bienvenu, étranger ! C’est un honneur de recevoir un spécimen tel que toi. - Euh… merci. Ça doit être un compliment. - Je peux me remercier d’avoir créé mes filles et qu’elles t’aient sauvé, c’est vrai que tu es très beau. Jordan ne savait plus quoi dire. - Et bien, quoi ? Tu devrais être honoré que tu plaises à la Reine des Ondines, elle-même. - Effectivement…ça…me…touche…vraiment ? ! A vrai dire, j’ai jamais vraiment été porté sur le bleu, ni même les nymphomanes. - Si tu le souhaites, tu peux commencer à visiter mon palais à ta guise, mes filles se feront un plaisir de combler tes moindres désirs ! - Merci, fit-il en s’inclinait, vous êtes trop aimable ! Je ne veux qu’une seule chose, c’est récupérer la perle et fuir d’ici ! Ça fait pas deux ? C’est pas grave, l’important, c’est de remplir la mission ! Puis il sortit et commença à visiter, seul, déambulant, dans les couloirs, sous les regards carnassiers des Ondines. Elles se ressemblaient toutes comme deux gouttes d’eau (NDA : si l’expression n’était pas mal placée). Jordan avait vraiment l’impression d’être un morceau de viande. A son passage, il pouvait entendre des phrases, telles que : « Il est trop craquant ! », « T’y touche pas, je l’ai vu la première ! », ou encore « Tu crois que je suis son genre ? ». Il se sentait vraiment comme une bête traquée. Il finit par prendre la décision d’aller voir la Reine et de lui parler franchement, mais pour lui dire quoi ? C’était vraiment difficile, car il se trouvait dans une situation délicate, pour ne pas dire en position de faiblesse et sans aucune ressource, personne pour l’épauler. Pour se rassurer, il se disait que Mora ne l’aurait pas choisi si elle l’en jugeait incapable. - Qu’est-ce que je raconte ? Elle ne m’a pas choisi, c’est moi qui ai insisté pour venir ! Soudain il sentit une présence à côté de lui, ce qui interrompit totalement sa réflexion. Il tourna la tête et vit à sa plus grande horreur, une Ondine assise sur le banc où il s’était posé une minute plus tôt, peut-être deux. Elle le fixait avec ses deux grands yeux turquoise. - Salut ! , fit-il mal à l’aise, on s’est déjà vu, n’est-ce pas ? - Non, c’est la première fois, gloussa t’elle. - C’est vrai que vous vous ressemblez beaucoup vous et vos sœurs ! - C’est pour ça que nous sommes sœurs, s’exclama t’elle en riant. - Vous êtes toutes sœurs ? C’est incroyable ! - Oui, notre mère est la Reine et notre père, l’Océan. - Et bien productifs, dis donc ! Et comment vous appelez-vous ? - Ondine. - C’est votre nom ? , s’étonna le jeune homme. - Oui, pourquoi ?, répondit-elle amusée. - C’est aussi le nom de vos sœurs, non ? Enfin, c’est pas plutôt ce que vous êtes ? - Nous ne faisons qu’un, nous partageons tout lorsque nous le pouvons. - C’est ça, surtout moi ! , pensa Jordan en ressassant mentalement l’expérience traumatisante de la traversée du palais. Mais, n’avez-vous pas de nom vous déterminant personnellement ? Car malgré tout, vous êtes différentes les unes des autres ! - Différentes ? Je ne comprends pas. - Oui, je ne sais pas comment dire. Vous ne pouvez être d’accord sur tout, vous ne pouvez avoir la même façon de penser, quoique… - Non, enfin, je ne sais pas. Mais de toute manière, je n’ai pas besoin de nom propre à moi-même. Si j’ai le même père et la même mère, je suis pareille que mes sœurs, non ? Mais, je ne comprends vraiment pas, qu’est-ce qu’un nom ? - Ben, par exemple, moi, je m’appelle Jordan. - Je peux m’appeler Jordan, également ? , fit-elle en s’accrochant à son bras et en se frottant à lui. - Euh…, il s’échappa de son étreinte. Elle reprit sa place à l’autre bout du banc et lui faisait les yeux doux. - Mais, c’est un nom de garçon. Elle est un peu cruche sur les bords, celle là ! - C’est quoi un garçon ? - Mais c’est pas vrai, je vais jamais m’en sortir ! Un garçon, c’est ce que je suis, vous, vous êtes une fille (enfin, je pense….) - Je comprends pas bien, mais c’est pas grave, ricana t’elle. - Tu m’étonnes ! - Connaissez-vous des noms de filles ? - Euh… oui. Il y a bien les noms des amies qui sont avec moi dans cette aventure, mais… je suis pas sûr qu’elles apprécieraient ce qui va se passer. - Quels sont leur nom ? - Mora, Kerine et Nadja. Je vois le coup venir. - Kerine me plais bien, cela te gênes si je m’appelle Kerine ? - Elle me tutoie maintenant ? Non, bien sûr que non… Et voilà, ce qui devait arriver, est arrivé ! Le silence retomba jusqu’à ce que l’Ondine le rompt brusquement en disant : - Il faut que tu parles à la Reine ! - Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ? - Parles lui, je suis sûre qu’elle comprendra et te laissera retourner à la surface. Notre Reine est bonne avec nous, c’est elle qui nous donne la vie, je suis sûre qu’elle sera bonne avec toi et te laissera repartir. - Je vais voir. Merci pour le conseil. Tu es très différente des autres… Kerine, et il l’embrassa sur la joue. La Fée rougit, il crut qu’elle allait s’en évaporer. Il profita de ce moment de trouble pour fuir. Que venait-il de faire ? Il était vraiment temps qu’il parte. Il se dirigeait alors vers la salle du Trône, d’un pas décidé, il fallait qu’il réussisse à récupérer cette fichue perle, pour ses amis, pour les revoir. A cet instant, la babiole du Dragon lui importait peu, seul Mora, Kerine et les autres occupaient ses pensées. Il frappa et passa la tête par l’entrebâillement de la porte : - Madame… euh… l’Ondine ? Reine ? Y a quelqu’un ? Personne ne répondit, pour la simple raison que la salle du Trône était déserte. Il entra donc, décidé à chercher et à trouver la perle, mais il entendit du bruit qui attira son attention dans la pièce adjacente. - … oui, un jeune étranger. Tu verrais, il est beau ! Mais pas aussi beau que toi ! Si, c’est sérieux ? Bien sûr que non ! Je vais m’amuser un peu avec lui puis je le tuerai et le laisserai pourrir au fond des eaux. Tu t’occuperas de lui. Oui, tu es mon seul amour et je te promets que bientôt tu pourras t’amuser avec son cadavre au gré de tes envies ! Jordan était stupéfait, pas que la Reine veuille le tuer, ça il avait l’habitude. Là où il passait, on voulait toujours l’égorger, lui ou un autre du groupe et cela devenait franchement lassant ! Mais ce qui l’étonnait le plus, était que la Reine était assise dans un bassin et parlait à l’eau qui était contenu dedans. Il se souvint de ce qu’avait dit l’autre Ondine « Notre mère est la Reine et notre Père, l’Océan ». Mais au moins une chose était sûre, bien qu’il avait l’habitude qu’on veuille sa mort, cela lui donnait une raison de plus pour trouver la perle et fuir au plus vite. Le jeune homme jeta de nouveau un œil dans la salle voisine à celle du Trône, afin de reprendre le fil de l’étrange conversation. - … notre projet avance bien aussi, tout ce passe selon les désirs de la Déesse, bientôt le Dragon sera totalement affaibli. J’ai hâte d’entendre ses prochaines instructions, à chaque fois mon excitation devient plus grande car je suis plus belle et plus puissante. Bientôt les rôles s’inverseront, c’est ma Déesse qui l’a dit. Et tout ça pour toi, mon amour ! Tu es heureux ? Oui, moi, très. Je t’adore ! Une sensation de malaise envahit Jordan devant la scène des plus malsaine qui se déroulait. Il s’adossa au mur, la peur lui sautait à la gorge tel des chiens enragés. Son cœur s’emballait. - Qu’est-ce qu’il m’arrive ? , se demanda t’il. C’est pas le moment ! Il hésita, mais finalement replongea le regard dans la pièce, un spectacle singulier se présenta à lui. L’Ondine s’était tut, elle avait les yeux fermés et faisait des mouvements circulaires avec les mains posées à la surface du bassin. Elle ondulait son corps et un léger sourire se dessinait sur ses lèvres. Au fur et à mesure que ses mains caressaient l’eau, une écume apparaissait et au bout d’un moment, une autre Ondine apparut et sortit du bassin. Elle s’inclina devant la Reine. - Va, ma fille, fit « sa mère ». - Bien. _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
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|  | | Lilly Elfe Assassin

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 | Sujet: Re: une ch'tite histoire Jeu 16 Aoû - 18:34 | |
| Et l’Ondine se dirigea vers la porte. Jordan qui se trouvait derrière, se dépêcha de trouver une cachette et alla se réfugier derrière un coffre rempli d’or et de joyaux. L’Ondine traversa la salle du trône sans le remarquer et sortit. - Ouf ! J’ai eu chaud !, fit le jeune homme. Je me demande comment je vais récupérer la Perle, encore faudrait-il que je sache où elle se trouve. Je continuerai mes recherches durant la nuit. Jusqu’à ce que les Ondines aillent dormir, Jordan se fit traquer aux quatre coins du palais. Il souffla quelques minutes avant de reprendre ses investigations, cette journée l’avait complètement épuisé. Il se dirigea vers la salle du trône, car il était persuadé qu’elle se trouvait là-bas. Il chercha partout en essayant de faire le moins de bruit possible car la Reine dormait dans la salle, en travers du trône, entourée d’Ondines qui étaient assoupies sur les marches. Il savait que si elles le voyaient, il rejoindrait tout de suite le fond des eaux avec la gorge tranchée en prime. Il n’y avait rien dans les coffres et autres récipients, ou plutôt il y avait tout sauf ce qu’il cherchait. Le seul endroit non-exploré était… le trône ! Il se demandait à ce moment précis, si il devait courir ce risque. Etait-il assez inconscient pour le faire ? Manifestement oui, puisqu’il se dirigeait à pas de velours auprès de celui-ci. Il regardait chacun des ornements du siège, mais rien à faire, il ne la trouvait pas. Puis son regard se fixa sur l’un des bijoux pectoraux de la Reine, la perle était là depuis le début. Comment avait-il fait pour ne pas la repérer avant ? C’est vrai que depuis son arrivée, il avait eut beaucoup d’occupations, la majeure partie du temps étant consacré à la fuite. Et maintenant, comment allait-il faire pour la récupérer ? La seule solution qui lui vint à l’esprit était la plus stupide : arracher la perle du bijou et partir en courant. Mais où ? Partir, remonter à la surface en sachant qu’il n’aurait pas assez d’air pour arriver en haut vivant ? Kerine l’aurait fait ! - Mais, je ne suis pas Kerine, pensa t’il. Il laissa échapper un léger soupir. - Oui, mais ai-je le choix ? Depuis le début, on lui répétait que croire en quelque chose permettrait de toujours arriver à son but et pour une fois dans sa vie, depuis bien longtemps, il décida de croire, pas en ses capacités, mais qu’il pourrait revoir ses amis et peut-être s’en sortir vivant. Pourtant, il avait horreur de jouer avec le destin. Tant pis, de toute façon ça ne changerait pas grand chose, au final. Donc, il le fit, ce qui pourrait être la plus grande bêtise de sa vie qui allait peut-être prendre fin, ici et maintenant. Il se saisit de la Perle à pleine main, sans aucun ménagement et aucune délicatesse. Cela réveilla bien évidemment la Reine. Jordan, lui, prit ses jambes à son cou vers la sortie. Elle poussa un cri strident de colère en se touchant le torse et ainsi constater que le jeune homme partait avec la perle. - Petit vaurien ! Comment as-tu oser me faire un tel affront ? Mes filles, attaquez-le, je veux qu’il ne reste rien de ce sale voleur ! Les Ondines se transformèrent, leurs visages qui étaient si doux et paisibles jusqu’à présent, étaient distordus et effrayants, quatre canines aiguisées étaient apparues à la place de leur superbe et blanche dentition, elle se mirent à hurler. Les murs tremblaient. Jordan courait comme il pouvait, il arriva bientôt à la porte. Il la franchit et se retrouva au fond des eaux. Il nageait comme un fou, vers la surface. Les Ondines s’apprêtaient à plonger pour le poursuivre lorsque la Reine les stoppa. - Laissez mes filles, les Eaux auront raison de lui, je ne vaudrais pas de plus priver mon amour du plaisir de le tuer. Jordan, de son côté, continuait à nager vers la lumière, mais se n’était qu’agitation vaine et il finit pas manquer d’air. - Je n’ai pas le choix que de me résigner, pensa t’il, à quoi sert de se débattre quand tout est perdu ? Mora, Kerine, aidez-moi ! Il essaya de retenir son souffle encore un peu mais finalement, relâcha la pression de ses poumons qui allaient exploser, laissant l’air restant s’échapper et regardant les bulles s’élever. Il était émerveillé par ce simple spectacle. - Mourir…ne plus penser… tout… devient beau… je… suis… bi… De leur côté, le reste de la compagnie voyait une forme remonter. Un corps flottait maintenant à la surface. - C’est Jordan, s’exclama Kerine et elle plongea pour le ramener sur la terre ferme. Une fois sur le banc de sable, la main droite de Jordan s’ouvrit et la perle roula. Karlep la récupéra. - Mora, il ne respire pas ! , lui dit la jeune fille. L’Elfe s’approcha et récita l’incantation qui avait permit de sauver Nadja. Une lumière douce apparue et soudain Jordan se mit à tousser et à recracher toute l’eau ingurgitée. - Merci… teuf… j’ai… teuf, teuf… jamais… teuf… été… aussi… content de vous revoir. - Décidément, vous valez pas mieux l’un que l’autre, avec Kerine vous vous êtes passés le mot ou quoi ? Un léger sourire se dessina sur le visage de Mora. - Mais, moi aussi, je suis très heureuse de te revoir sain et sauf. - Et moi donc ! , répondit-il. Finalement, je crois qu’elle était pas si bonne que ça. - Sans commentaires ! Mais bon, tu as réussi l’épreuve, je te félicite tu as vraiment sut t’adapter à la situation. Je dirais même que tu n’es plus le même garçon que celui que j’ai connu. - Tes encouragements me vont droits au cœur, après ce que je viens de vivre. Je vous remercie tous de m’avoir attendu. Je ne sais pas pour vous, mais ces deux jours ont été, pour moi, les plus long de ma vie. - Deux jours ? Mais, Jordan… tu es parti deux semaines, intervint Kerine. - Deux semaines, impossible, tu dois faire erreur ! - Pourtant, elle a raison, lui fit Mora, d’ailleurs, comme tu le supposes nous ne t’espérions plus. Deux semaines… tu imagines ? Au bout d’environ huit jours, nous n’avions plus de vivres donc on pêchait en attendant je ne sais pas trop quoi… Enfin, tout sauf toi ! - Ça fait toujours plaisir ! - Désolée Jordan, mais nous n’avions plus vraiment d’espoir de te revoir, dit Kerine. - Je vous avais pourtant dit que je reviendrais. - Et tu es là ! , s’exclama Karlep. - Ce que je trouve le plus étrange, c’est que le temps que je suis parti. Est-il possible que le temps se passe plus lentement ? - On dirait bien, fit l’Elfe, tu peux te lever ? - Oui. - Que penserais-tu de te débarrasser de cette perle ? - Excellente idée ! Bien qu’il était encore un peu sonné par ses aventures sous-marines et qu’il avait du mal à tenir sur ses jambes, il était bien décidé à donner la perle au Dragon. Ils descendirent donc dans la grotte et la remirent au plus vite au reptile qui les remercia du service rendu. - Vous nous donnez le Cristal, maintenant ? , demanda Jordan, comme à son habitude, plein d’espoir. - Il est évident que vous m’avez rendu un immense service et donc je vous devrais bien cela, mais malheureusement pour vous, je ne le détiens pas. Par ailleurs, il n’est pas de mon devoir de déterminer si vous êtes dignes ou non de le posséder et de vous en servir. - Eh ! On vous a donné ce que vous vouliez, vous pourriez faire pareil ! J’ai failli mourir en allant chercher votre breloque ! - Je comprends aisément votre colère, jeune Humain, mais comme je l’ai dit tout à l’heure, même si je voulais vous le donner, je ne l’ai pas. - Vous pourriez, tout de même faire passer un petit mot pour que nous le récupérions plus vite ! - Parfois, je me fais honte à moi-même quand je l’entends parler ! , pensa Mora. - Il m’est impossible de faire cela, également. Je ne suis qu’un passeur vous montrant la stèle pour que vous atteigniez la terre d’un autre Elément. - Ça va, vu le nombre de qui sont venus se perdre ici, les journées ne doivent pas être fatiguantes ! Quand j’entends des pareilles, je me demande pourquoi je suis ici ! Ah oui ! Sauver les Mondes ! Des fois… - Jordan, quelque chose ne va pas ? , demanda Kerine. - Non, je me disais juste que nous ne savons même pas ce que cette perle a de si spécial. Vous nous devez ça, au moins. A défaut de nous aider à avoir le Cristal et que nous en finissions vite. - Vous avez raison, c’est la moindre des choses que vous sachiez pourquoi vous avez risqué votre vie. Elle est ma puissance enfermée à l’intérieur de cet objet. Celui qui la possède, se voit doter d’un pouvoir incommensurable ! - Cela peut-il expliquer pourquoi je ne suis pas noyé à l’heure qu’il est et pourquoi les Ondines ne m’ont pas poursuivi lorsque je leur ai volé ? - Sans doute, il est sûr que les Ondines ont toujours craint mon pouvoir. Mais je ne comprends pas pourquoi elles me l’ont volé. J’ai pourtant toujours été en paix avec l’Elément dont je suis gardien. Peut-être est-il temps que je me retire sur la Terre des Dragons et que je laisse la place à plus jeune que moi. Bien, je crois qu’il est temps que nous nous séparions et que vous poursuiviez votre quête. Je vous souhaite une bonne continuation pour le reste de votre aventure, que les Dieux vous soient favorables et vous octroient bonheur et chance jusqu’à la fin de vos jours. - Merci beaucoup, répondit Mora. Le Dragon disparu dans la quasi-obscurité de la grotte. La stèle avait apparu sur l’une des parois et n’attendait qu’eux. Sans doute que le reptile l’avait dissimulé grâce à une illusion, car ils ne l’avaient pas remarqué lors de leur première venue ici. Jordan qui commençait à s’habituer, s’approcha de la stèle et quelques secondes plus tard, posa les mains sur la troisième rune en partant de la droite et la quatrième en partant de la gauche, puis prononça « Yasnamadeus ». Un passage s’ouvrit et ils franchirent. Le jeune homme le traversa en dernier, il le regarda et se contenta de dire : « Être vivant, c’est dépasser les limites de la Mort » Il eut un rire bref et ajouta : - Je ne l’ai jamais vu de si près et pourtant je ne me sens pas plu en vie que je ne le suis déjà…, il soupira et rejoignit les autres. _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
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 | Sujet: Re: une ch'tite histoire Jeu 16 Aoû - 19:24 | |
| XVIII- Le Monde des Vents De l’autre côté… Jordan fut prit de vertiges et se rattrapa de justesse à la paroi rocheuse. - Jordan, ça va ? Le jeune homme s’assit lourdement au sol. - Tu… tu es blessé ? - Non, je ne me sens pas très bien, c’est tout. Je crois que je ne me suis pas encore tout à fait remis de mon plongeon. - Je ne te connaissais pas si émotif. Es-tu sûr qu’il n’y a pas autre chose ? - Oui, fit-il en essayant de fuir le regard de ses amis. - Tu mens mal ! , lui dit Kerine. Jordan, je croyais que l’on était nous faire confiance. Si quelque chose ne va pas, Mora peut sûrement te soigner. - Non, je ne pense pas, elle ne le peut pas… c’est… c’est dans ma tête. J’ai l’impression de devenir fou ! - Que veux-tu dire par c’est dans ma tête ? , demanda l’Elfe. - Tu me disais bien que je n’étais plus le même que celui que tu as connu. - Oui, et alors ? Où veux-tu en venir ? - Mais ce changement est bien plus profond que tu peux l’imaginer, je me sens si vide soudain et ce sentiment ne m’est pas inconnu. J’ai commencé à ressentir ça lorsque nous étions chez les Félings et cela s’est amplifié depuis que je suis revenu de chez les Ondines, comme si ma personnalité s’éteignait peu à peu. De plus il y a cette voix en moi… lancinante… elle me dit des choses. - Quelle sorte de choses ? - Par exemple comment ouvrir les stèles. Elle résonne, envahie mon crâne… ça me déchire le cerveau, j’ai mal…et j’ai peur ! J’ai l’impression que quelque chose d’irréversible. Qui suis-je exactement maintenant ? Quelqu’un peut-il encore me le dire ? - Tu es Jordan, tu es notre ami et tu vas tous nous sauver. Ne t’inquiètes pas, ça s’arrangera. - J’aimerai tellement te croire. - Quand je disais que tu avais changé, c’était parce que tu es devenu un membre à part entière de l’équipe et que, tu peux me croire, au début j’en doutais franchement. Le plus merveilleux, c’est comment quelqu’un comme toi s’est adapté alors que tu n’avais aucune expérience de ce genre de vie. Ecoutes-moi, souviens-toi de ce que je vais te dire, malgré tout ce qui se passera, malgré tout les changements que tu observeras chez toi, tu seras toujours mon ami. Je sais qu’il restera toujours une parcelle de toi-même qui est le jeune garçon à qui j’ai donné rendez-vous au motel. Et sais-tu comment je peux en être sûre ? C’est parce que tu restes au fond, une personne infiniment bonne, c’est ta nature. - Elle a raison, Jordan, lui dit Kerine, tu demeuras toujours le même pour nous. - Ouais ! , s’exclama Karlep. Tiens, où est Katana ? Le Nain regardait autour de lui et le vit qui se trouvait de dos, à l’écart. Il le rejoignit pendant que les trois discutaient et que Gimy les écoutaient. - Katana ? - Ah, c’est toi… mon ami. - Ça va ? - Oui, oui… - Tu ne m’as pourtant pas l’air dans ton assiette. Allez, dis-moi la vérité. - Cela restera entre nous ? - Parole de Nain. - Je ne sais pas vraiment ce qui m’arrive, mais mon cœur me serre et j’ai du mal à respirer. Mes mouvements se font plus difficiles également. - Tu vas pas nous claquer dans les pattes, toi aussi ? Pourquoi n’en n’as tu pas parler à Mora ? - Je ne voulais pas l’ennuyer, de plus il n’a déjà Jordan… D’ailleurs, ça commence à aller un peu mieux. - Si tu le dis, mais fais attention à toi. - Ne t’inquiètes pas. Dis-moi, Karlep, je trouve que tu commences à employer un drôle vocabulaire. - P’être, tu crois que ça viens de l’endroit ? - Qui sait ? La Licorne disait bien que la Terre des Eléments permettait de révéler son véritable soi. - Qu’est-ce que vous faites là-bas ? Vous venez ? , les interpella Mora. - Oui, répondit le Nain, ça va aller ? - Je te remercie de ta sollicitude, mais ne t’inquiètes pas, je te demande juste de ne pas oublier ta parole. - J’ai comprit, je resterai muet. - Merci. Malgré sa promesse, Karlep ne pouvait s’empêcher d’être inquiet pour le Féling, cela cachait encore quelque chose de mauvaise augure, mais il avait donné sa parole et la parole d’un Nain était la parole d’un Nain, il ne pouvait la violer. C’était une question d’honneur. Mora ressentait la même chose envers Jordan, bien qu’elle voulait paraître rassurante, elle savait pourtant qu’il se passait quelque chose d’anormal. Mais que faire quand la situation échappe totalement à tout contrôle ? Ce n’était pas la première fois qu’elle se sentait aussi perdue, elle préférait donc ignorer ses doutes et avancer, puis voir ce qui se passerait plus tard, la mission avant tout. Avait-elle d’ailleurs d’autres choix que d’agir ainsi ? Comme tous les autres, elle ne voulait qu’une chose : sortir d’ici. La pensée de récupérer un Cristal, n’était pas pour lui déplaire non plus. Mais pourquoi sentait-elle que cette aventure lui réservait encore des surprises ? Et pas des bonnes. Tant pis, elle aviserait plus tard, même cela avait tendance à ne pas être de tout repos. Le Monde où ils venaient arriver, était très étrange et avait comme quelque chose d’artificiel, juste de l’herbe, rien d’autre et des falaises tout autour, ils étaient coincés dans un trou. De violentes rafales de vent soufflaient régulièrement. Ils avançaient et au bout d’un moment, arrivés au milieu, ils virent une pierre sur laquelle reposait une corne de brume. Cette étrange découverte se trouvait dans un creux, ils ne l’avaient pas remarqué avant car l’herbe avait fourni un parfait trompe œil jusqu’à une certaine distance. Mora s’en saisi : - Je crois que nous n’avons pas vraiment le choix, et elle souffla. Le son se propagea dans tout l’endroit en rebondissant sur les parois. Puis ce fut un autre bruit qui fit entendre, celui-ci ébranla le sol et les falaises, c’était le cri d’un Dragon, puissant, déchirant et féroce. Puis son propriétaire apparut, il les regarda d’abord perché en hauteur avant de descendre à leur niveau, les ailes largement déployées, en vol plané, porté par le vent. - Que voulez-vous ? , demanda t’il sur un ton empli de mauvaise humeur. - Désolée de vous avoir dérangé mais… - Bon abrégez, on a pas l’éternité ! J’aimerai bien finir ma sieste ! - Nous sommes là pour le Cristal et… - Je l’ai pas. - Mais, vous pourriez peut-être nous indiquer comment y accéder. - Je suis un Dragon, pas une pancarte. Ils restaient stupéfiaient, désarmés devant une telle répartie, mais soudain : - Vous êtes un Dragon gardien, OUI ou NON ? Votre travail c’est de nous guider ou nous empoisonner l’existence ? Les autres, ils donnaient des énigmes ou des épreuves, mais ils faisaient QUELQUE CHOSE ! ALORS, FAITE UN EFFORT ! , lui cria Jordan qui était tout à fait remis de sa faiblesse de tout à l’heure. - Jamais on ne m’a parlé comme ça auparavant ! - Il y a un début à tout, ça fait toujours du bien d’entendre ses quatre vérités. Alors ? Vous vous décidez ? , lui dit le jeune homme qui ne se laissait pas démonter par l’imposante carrure du reptile, ni même par son impressionnante mâchoire où était planté des crocs acérés, pourtant… - Je préfère parfois quand il est déprimé et lorsqu’il doute de lui-même, au moins dans ces moments là, il ne joue pas les dangers publics, pensa Mora qui se voyait déjà en brochette-barbecue (NDA : ou quelque chose d’approchant). Mais contre toute attente, le Dragon se mit à rire. - Toi, tu me plais, t’as du tempérament ! J’adore ça. C’est pour cela que je vais te dire la marche à suivre. - Ah ! Tout de même ! - Tu vois le trou, là, dans les falaises ? C’est là qu’est la stèle ! - Mais comment voulez-vous qu’on y accède ? - Ça c’est à toi de le découvrir, et il s’envola. - Eh bien ! , s’exclama t’il. - Toi, TOI, hurla Mora, t’as failli nous faire griller vifs ! - Mais, on l’a notre indication. - Tu es…tu es parfois l’Humain le plus horripilant qu’il m’a été donné de rencontrer. Comment…comment peux-tu être aussi stupide ? - Mais, Mora, j’ai réussi à avoir l’information pour le passage ! - C’est pas une raison, sache que les Dragons sont les créatures les plus puissantes, il est dit dans certains écrits que certains rasaient les villes d’un simple souffle, et TOI, tu t’amuses à lui faire la leçon. - Tu ne vas pas me dire que tu as eut peur de lui ? C’est toi-même qui m’a dit qu’ils étaient pacifiques ! - C’est une raison pour nous entraîner dans un suicide collectif. Cela tient de l’inconscience de ne pas avoir peur de telles créatures ! - Excuses-moi ! Je ne pensais pas… - C’est justement ça que je te reproche. - Pardonnes-moi, je t’en prie ! - C’est trop facile. - Mora, il s’est excusé, je suis sûre qu’il est sincère, n’est-ce pas ? , fit la jeune fille. Le jeune homme acquiesça d’un signe de tête frénétique. - Tu vois ? Alors, s’il te plaît, c’est bon, laisse-le ! - Si tu le dis Kerine, c’est vrai que toi aussi, tu as le droit de juger, après tout il a également joué avec ta vie, fit-elle avec froideur avant de partir à l’écart pour calmer ses nerfs. - On peut la comprendre dans un sens, tu fais de sacrées frayeurs parfois. Il faut avoir les nerfs solides avec toi ! - Tu n’as pas besoin de justifier sa réaction, je sais très bien qu’elle a raison, mais c’est plus fort que moi ! - Essayes alors de te maîtriser, juste un peu. - Tu n’es pas la première à me le dire, on me le rabâche sans cesse depuis quelques temps. - Justement ! Fais-le pour nous, s’il te plaît. Jordan soupira et dit vaincu : -D’accord, je vais prendre sur moi par la suite. - Je suis sûre que tu vas y arriver. - Bon, et on s’attelait à cette épreuve ? , fit-il en se frottant les mains. Mora, tu viens ou tu continues à bouder ? L’Elfe lui jeta un regard assassin. - Y a encore du travail avant qu’il soit diplomate ! , constata Katana. - Ouais, fit Kerine consternée. - Et maintenant, quelqu’un a-t’il une petite idée pour que nous arrivions là-haut ? Le reste du groupe ne répondit rien. - Pour bien faire, il faudrait presque que nous nous fassions pousser des ailes. Hein ? Vous en pensez quoi ? Le reste du groupe demeurait silencieux. - Eh ! Quelqu’un m’écoute ou je suis le seul à réfléchir ? Puis il se retourna vivement et vit avec stupeur ses amis, emprisonnés dans des sortes de colonnes d’air, gesticulant. Ils semblaient vouloir articuler quelque chose, mais en vain, aucun son ne lui parvenait. - C’est quoi ce ! Qui a fait cela ? , cria t’il. Je sais que vous êtes là ! Montrez-vous et libérez-les ! - Tu nous appelles et nous apparaissons, selon tes désirs. Trois créatures humanoïdes, habillés de toile légère et de multiples voilures, se tenaient derrière lui. Leur peaud’un vert très pâle, leurs cheveux blancs aux reflets verts. Elles le toisaient de leurs yeux perçants, un sourire aux lèvres. Il se retourna pour leur faire face et dit  Libérez-les ! Je vous l’ordonne. Elles se mirent à glousser et l’une fit non avec le doigt. - Tu nous l’ordonnes, mais malheureusement pour toi, cela ne se passe pas comme ça. Nous voulons nous amuser un peu avant. Je vois que tu meurs d’envie de nous demander qui nous sommes. Vas-y poses ta question. - Bien, qui êtes-vous ? - Les Sylphes, esprits élémentaires de l’Air. - Vous êtes des esprits élémentaires ? Comme les Ondines ? - Ne nous compare pas cette bande de liquide visqueux aux formes généreuses. Nous sommes les filles de l’Air, chevaucheuses de tempêtes et maîtresses des ouragans, fit une seconde. - Rien que ça ! - Et toi, tu es l’Humain qui leur a échappé en volant la perle, non ? , demanda la troisième. - Je vois que les nouvelles vont vite. _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
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|  | | Lilly Elfe Assassin

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 | Sujet: Re: une ch'tite histoire Jeu 16 Aoû - 19:25 | |
| - Tu ne peux pas imaginer, se mit à rire la première. C’est vrai que tu es joli garçon, pour une fois ces espèces de grosses flaques libidineuses n’ont pas eut trop mauvais goût. Mes sœurs et moi voulions ABSOLUMENT te rencontrer. Echapper au dieu Océan, c’est un exploit ! - Si c’est moi qui vous intéresse, relâchez-les ! Elle fit de nouveau non du doigt. - Ne sois pas si pressé, de toute manière ils ne mourront pas, pas si je l’ai décidé, en tout cas. Jordan fit une mine renfrognée. - Comme c’est mignon ! Regardez mes sœurs, on l’a fâché, le pauvre chou ! Et elles se mirent à rire. - Je vois, fit-il en essayant de garder son calme, ici tout à un prix. Pour venir ici, il nous a fallu échanger la perle. Dites-moi, ce que vous voulez ! - Décidément, ce que nous avons devant nous, mes sœurs, me fait craquer littéralement ! D’accord, nous libérons tes amis et ferons tout ce que tu voudras mais à une seule condition et pas une autre… que tu nous attrapes sans que tu le sois toi-même ! , elles quittèrent le sol à en riant, puis se mirent à tournoyer en voletant autour des colonnes. L’une envoya une onde qui fonça sur Jordan. Le jeune homme sauta sur le côté de justesse. - Pas, mal, pour un Humain, et elle prit de l’attitude à une vitesse vertigineuse. Une autre le frôla, il sortit alors son épée, elle se distendit pour s’enrouler autour de la jambe de la Sylphe et l’attraper. Il la prit à bras le corps et lui appliqua la lame sur la gorge. - Pas mal du tout, fit-elle. Elle est faite à partir d’un Démon, n’est-ce pas ? Elle peut toucher l’immatériel. - Ta ! Je ne joue plus maintenant ! Libérez-les ou je lui tranche le cou, cria t’il. Les Sylphes se mirent, une nouvelle fois, à rire, même celle prise en otage. - Quoi ? Qui y a t’il de drôle ? Je vais la tuer, j’en suis capable ! - Mais nous n’en doutons pas, mon chou ! , fit l’une. - Oh ! Regardes, tes amis, je crois qu’ils manquent d’air, continua une autre en ricanant. La Sylphe que détenait Jordan s’envola (NDA : Après tout, il n’avait que du vent entre les mains) et le jeune homme resta tétanisé en voyant ses amis en train d’étouffer. - Regarde, je crois qu’il est choqué ! Et elles gloussèrent de nouveau. - Mora… Kerine… Karlep… non, pardonnez-moi, murmura t’il, non… ! Vous allez payer, cria t’il enfin. Puis il se mit à hurler. - Je crois qu’il est fâché. - Ça devient excitant, répondit une autre avec envie. Jordan leva le bras et un rayon rouge apparut, créant un lien magique avec une des créatures. Elle était alors irrésistiblement attirée vers le jeune homme, l’air affolée. - Mes sœurs, au secours ! Il la saisit par la gorge et l’étrangla, son énergie alla ensuite se loger dans le corps du jeune Humain. Il regarda les autres, les yeux vides et devenus noirs, dépourvus d’iris, ainsi que de pupille. Son visage était devenu ferme et ses traits s’étaient endurcis. Il paraissait plus mûr. Il se mit à sourire avec sadisme. - Non ! Ma sœur ! , firent les deux autres le visage inondé de colère. Le jeune homme s’envola comme si il eut été une Sylphe. - C’est donc pour cela que tu as tué notre sœur. Tu vas le regretter ! Les deux créatures envoyèrent simultanément un projectile d’énergie qui projeta Jordan contre la paroi rocheuse. Il retomba lourdement au sol, puis se releva difficilement, mécontent. Il lâcha un crachat de sang et sourit de nouveau. Il regarda sa jambe, il avait une fracture ouverte pourtant cela ne semblait aucunement le gêner. Il se s’envola de nouveau et tel une flèche, fendit les airs pour se retrouver derrière les deux Sylphes ahuries et ne comprenant pas ce qui se passait. Il les saisit chacune par le cou et elles disparurent comme la première, en ne laissant que leur énergie qui alla s’introduire en le jeune homme. Une impression de grande satisfaction se dessina sur son visage. Puis les colonnes disparurent, libérant ainsi le reste du groupe. Il se posa à côté d’eux. Il paraissait être pris d’une profonde sensation de dégoût en les regardant. Il leur prit le pouls et les transporta un à un dans la corniche indiquée par le dragon et où sûrement se trouvait la stèle. Quelques minutes ou peut-être quelques heures plus tard… Kerine ouvrit les yeux, sentant quelque chose de glacé plaqué contre sa joue. Elle se mit sur le séant d’un bond comme si elle eut été un ressort, puis se prit la gorge en inspirant profondément. Un bruit la fit sursauter, attirant son attention, elle tourna vivement la tête, elle distinguait une forme assise dans l’ombre. Elle pouvait apercevoir son regard qui la fixait avec dédain. Elle articula avec incertitude : -Jordan ? C’est toi ? - Péou, répondit l’ombre d’une voix qu’elle ne connaissait pas, puis l’inconnu tressaillit, avant de se prendre la tête entre les mains. - Jordan ? Est-ce que c’est toi ? , demanda t’elle avec insistance. - Hum…qui veux-tu que se soit ? , fit-il de mauvaise humeur. - Qu’est-ce qu’il y a ? - J’ai mal au crâne ! Il passa sa main le long de sa jambe et sentit un liquide chaud qui coulait entre ses doigts, puis quelque chose de dur et de visqueux en surface, pointu et au bout irrégulier. Il fut prit alors d’une violente douleur. Alors qu’il ne sentait rien, sa jambe se mit subitement à le faire souffrir. - Qui y a t’il ? - La , ça fait mal ! - Réponds ! - Ça va t’énerves pas, je suis pas encore très sûr, mais je crois j’ai la jambe cassée ! Enfin, je pense… - Comment ça s’est passé ? - T’en poses des questions ! J’en sais rien, moi ! Si tu veux tout savoir, j’ai eut comme une absence. Bon, qu’est-ce qu’on fait maintenant ? , je me demande si ça fait pas moins mal de mourir, au moins j’aurais la PAIX ! - Attends, bouges pas, je vais voir les autres ! - T’inquiètes pas, je reste ici ! La jeune fille secoua les autres pour les réveiller. - Allez, dépêchez-vous, ouvrez les yeux je vous en prie ! - Qu’est-ce qui y a ? , demanda Mora à peine consciente, et où sommes-nous ? - Je crois, sur la corniche où se trouve la stèle. - Et comment sommes-nous arrivés ici ? , intervient Karlep. - Plus tard les explications, Jordan est blessé. - Jordan est blessé, mais comment ? , dit l’Elfe commençant à reprendre ses esprits. - Je ne sais pas mais tu ferais mieux de venir. Elle suivit Kerine dans l’obscurité de la corniche, elle distinguait avec peine une forme humaine. - Jordan ? - Oui, c’est moi, répondit-il avec un léger trouble dans la voix. Mora glissa sa main dans sa besace et commença à chercher quelque chose à tâtons, jusqu’à trouver un petit sac. Elle le sortit et prit une poignée de la poudre qui se trouvait à l’intérieur pour la jeter en l’air. Des particules lumineuses apparurent et permirent de voir le jeune homme avec une plaie à la cuisse, l’os avait déchiré son pantalon. Il essayait à l’aide de ses mains de freiner le flot hémoglobineux. - Aïe, c’est pas très joli à voir. Je suppose que ça doit être assez douloureux. Le jeune homme répondit par un soupir. - Je prends ça pour un oui. Bien, laisses-moi voir cela de plus près, elle se pencha sur lui et lui écarta les mains avec douceur. - Pourquoi…pourquoi ça m’arrive ? J’ai vraiment pas de veine ! , fit-il, prit d’un rire nerveux après avoir vu l’état de sa jambe. Marrant, hein ? - Très, mais on en discutera tout à l’heure, tu veux bien ? Maintenant, il faut que tu m’écoutes bien attentivement. - D’accord, mais fais vite, ça fait mal ! - Je te comprends, mais avant il faut absolument que je te dise quelque chose, dit l’Elfe gênée, je commence par la bonne ou la mauvaise. - Tu m’excuseras, mais je suis pas d'humeur pour les devinettes. Alors, dis ce que tu as à dire ! - La bonne nouvelle, c’est que je peux te soigner. - Alors qu’est-ce que t’attends ? - Il y a un hic… - Abrèges ! J’ai pas envie de me vider de mon sang, alors tu vas te décider, oui ? - Il faut qu’avant tout je te replace l’os, désolée ! - De toute façon avec la chance que j’ai, il fallait s’y attendre ! Fais-le, y a pas d’autre choix ! - Je vais y aller à trois, d’accord ? 1… Et elle le remit en place sans aucun ménagement, dans un énorme craquement qui couvrit en partie la voix du jeune homme qui hurlait à pleins poumons. Les autres grimaçaient pour lui. Puis Mora récita la formule de guérison et le visage de Jordan s’apaisa. Il respira profondément comme si il avait utiliser tout l’air disponible dans ses poumons pour crier, et il dit enfin : - Merci. - Bien, et maintenant explique-nous ! Que faisons-nous ici ? Comment sommes-nous arrivés ? Comment t’es-tu blessé ? Et pourquoi Kerine m’a dit que tu avais agit étrangement lorsqu’elle s’est réveillée ? - Doucement, pas tant de questions en même temps ! Je ne peux pas t’expliquer le fait que nous soyons là. Comme je l’ai dit à Kerine, j’ai eut comme une absence. - De quoi te souviens-tu exactement ? - J’étais en train de vous parler, mais vous ne répondiez pas, alors je me suis retourné et vous ait vu emprisonné dans des sortes de colonnes d’air. Donc j’ai appelé car je savais que celui qui vous avait fait ça ne devait pas être loin. Et trois filles un peu bizarres sont apparues, des Sylphes, je crois. Elles ont commencé à me débiter leur discours de nymphomanes et elles voulaient que je les attrape ! C’est dingue, hein ? Karlep essayait de réprimer son rire après avoir entendu la dernière phrase, mais Kerine lui marcha sur le pied. - Aïe, tu tiens à mourir ? , grogna le Nain. - Plus tard les règlements de comptes. Je vois ce que tu veux dire, Jordan. Moi aussi j’ai vu cela, puis peu de temps après une pression s’est fait sur tout mon corps, j’ai commencé à étouffer et ai perdu conscience. - Moi aussi, fit la jeune fille. - Idem, ajouta Karlep. - Et moi aussi, acheva Katana. - Tu n’as même pas idée de comment tu t’es blessé ? , demanda l’Elfe. - Pas la moindre, désolé. - Quand je me suis réveillée, tu as dit un mot étrange… « Péou », je crois. Jordan ne semblait rien y comprendre. - Je ne m’en souviens absolument pas, je deviens fou ou quoi ? Les autres ne répondirent rien et se contentèrent de se regarder, ils commençaient à se dire que cela pourrait finir par être plausible. - Ben quoi ? Qu’avez-vous ? - Rien, rien, répondit Mora. Pourquoi je pense à ça, il ne faut pas. Je dois absolument lui faire confiance, je suis sûre qu’il y a une explication logique. Jordan, je… mais… Sa voix était couverte par celle du jeune homme. Elle tourna alors son regard vers celui-ci et le vit en train de râler pour une raison quelconque. Cela la fit sourire, il était bien toujours le même, le même garçon lunatique mais pourtant si attachant. Elle aurait voulu que cela dure toujours, qu’ils restent éternellement jeunes et insouciants. - C’est pas le moment de penser ça ! Bon, Jordan, et si tu te rendais utile en nous ouvrant la stèle. - Oui, j’arrive. Ils s’approchèrent de la stèle, celle du dernier élément. Peut-être allaient-ils enfin voir la fin et récupérer le Cristal ? Jordan lu la phrase inscrite : « Surmonter la notion matérielle de la vie permet de ne pas oublier les choses essentielles à chaque être », puis posa les mains sur les deux runes les plus hautes et prononça « Terramadeus ». Cela eut pour effet d’ouvrir le vortex et ils passèrent rapidement, car sur le moment ils étaient motivés par le fait d’en finir au plus vite. Mais, malheureusement pour eux, tout se transforma en désillusions lorsqu’ils arrivèrent de l’autre côté. _________________ Mangez du castor, sauvez les arbres
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